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septembre 27th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : 2 Timothée 2.14-21;
  • Série d’étude de 2 Timothée : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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2 Timothée 2.14-21_5ème étude_dimanche après-midi 23/09/2018


Résumé de l’étude Biblique en groupe :

Je vous propose ce Plan d’étude pour notre passage à l’étude.

  1. « Le vase d’honneur et le vase de déshonneur » : qui sont-ils ? Quelle est la compréhension du Christ sur l’endurcissement du cœur humain ?
  1. Les caractéristiques des faux-enseignants illustré par le vase de déshonneur
  1. Le caractère de l’enseignant selon Dieu illustré par le vase d’honneur

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1. Le vase d’honneur et le vase de déshonneur : qui sont-ils ? Quelle est la compréhension du Christ sur l’endurcissement du cœur humain?

1.1 Le vase d’honneur (Timèn) et le vase de déshonneur (Atimian) – est une illustration répétée dans Romains 9.21 et 2 Timothée 2.20

Dans les deux versets les vases (skeuos) indiquent bien non pas seulement un vase comme l’on comprend mais tout dispositif, ustensile, accessoire, instrument et outil que l’on peut trouver dans une maison pour toutes sortes d’usages.

Dans le contexte ici nous voyons dans 2 Timothée que « ces vases de déshonneur ou vases d’argile et de bois » indiquent ceux qui se détournent de la vérité en précisant leurs caractéristiques que nous étudierons au prochain point concernant les faux-enseignants.

Dans le contexte de Romains 9.21, en évoquant « Le vase d’honneur et le vase de déshonneur » l’apôtre explique aux Israélites au sujet de la miséricorde que Moise a obtenue et par extension la miséricorde au peuple d’Israël Vs l’endurcissement de Pharaon qui mène vers un jugement sévère des Egyptiens par suite de l’endurcissement obsédé et entêté de Pharaon.

Alors dans toute l’histoire d’église et encore aujourd’hui cela suscite la question suivante :

QUESTION(s) 1 : Qu’est-ce qui endurcit le cœur ? Qui endurcit le cœur ? Comment comprendre la responsabilité de Dieu et de l’homme ?

QUESTION(s) 2 : Qui est responsable pour sombrer dans les faux-enseignements dans le contexte apostolique ou qui est responsable que le cœur de Pharaon s’endurcisse au point de devenir insensible face à sa propre cruauté ? Est-ce que DIEU prend plaisir à endurcir lui-même les cœurs des hommes ?

Comme l’illustration le montre dans les deux passages Dieu omniscient et prescient n’est ni surpris et n’est ni responsable ni l’auteur si des vases ou outil ou instrument s’avère déshonorant.

Pour répondre à la question de Romains 9.21 je vous invite à lire ce que Jésus et Paul comprennent sur ces questions d’endurcissement des vases de déshonneur : Jean 12.37-40 / Actes 28.26, 27. Jésus comme Paul reprennent bien le texte d’Esaïe 6.8-10 dit par Dieu au sujet de l’endurcissement du peuple d’Israël.

1.2 Compréhension de la formation du vase d’honneur et du vase de déshonneur

Comment le vase de déshonneur se forme ? Est-ce que Dieu est entièrement responsable et intervient arbitrairement de son plein gré à endurcir le cœur de Pharaon dans Exode et endurcir le cœur des Israélites dans Esaïe 6.8-10 ?

La question de la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l’homme a laissé couler tellement d’encre parmi les théologiens.

En poussant loin la fausse compréhension de la souveraineté de Dieu, on peut faire de Dieu l’auteur direct du mal et de la cruauté dont Pharaon démontra vis-à-vis du peuple d’Israël.

QUESTION 3 : Et dans notre passage à l’étude dans 2 Timothée 2.14-21, ces faux-enseignant comparés au « vase de déshonneur » sont-ils suscités par Dieu ?

Pour cela il est utile de comprendre ce que Jésus prêche et quelle est sa compréhension « concernant l’endurcissement du cœur humain » qu’il soit Pharaon, qu’il soit son propre peuple à qui Esaïe adresse la prophétie ou qu’il s’agisse des hommes insensibles à la vérité de Dieu, des faux-enseignants comme Hyménée et Philète – 2 Timothée 2.17a : « Leur enseignement est comme une plaie infectée qui ronge les chairs ».

Comment Jésus/Paul comprennent l’endurcissement, l’insensibilité du cœur > Lire Matthieu 13.13-16 / Actes 28.26, 27

Ici nous avons le détail supplémentaire de Matthieu selon la compréhension de Jésus sur l’endurcissement d’un cœur insensible dont Dieu veut guérir Matthieu 13.15 / Actes 28.27f et 27h

Ayant établi ces 4 piliers de textes et passages bibliques importants – 2 Timothée 2.17-20 de notre étude, Romains 9.17-21/ Esaïe 6.8-10/ Matthieu 13.15-Actes 28.27 /Jean 12.37-40 – pour traiter la question – nous pouvons dresser un édifice comme la Tour Eiffel à quatre piliers. Enlever un pilier de tous ces textes de la Bible risque de nous mener à la très fausse compréhension erronée et à l’effondrement de l’édifice :

  • D’un côté, nous lisons la souveraineté ou liberté de Dieu, sa capacité de faire surgir la puissance de sa gloire et faire connaitre sa colère et sa justice même au sein des grandes adversités telle celle de Pharaon ou des faux-enseignants contemporains à la période des apôtres et qui existent encore aujourd’hui.
  • Et de l’autre côté, la responsabilité de tous les hommes créés par Dieu illustrés par le potier devant ses propres vases d’honneur et de déshonneur c’est-à-dire des hommes responsables que Dieu lui-même a librement créés dont certains l’honorent et d’autres le déshonorent en endurcissant leur cœur en connaissance de cause et consciemment.

La vérité de Dieu continuellement prêchée rend donc certains sensibles et d’autres endurcis ou insensibles. Donc quand Dieu dit à Esaïe « rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche lui les yeux » nous ne devons pas comprendre Dieu a le droit souverain de condamner certaines personnes en voulant arbitrairement endurcir, boucher les yeux et rendre leurs cœurs insensibles MAIS Dieu commande à Esaïe de prêcher la vérité à ce peuple continuellement, de dispenser l’enseignement de sa vérité en toute occasion sans se lasser comme Paul le commande. Très tôt le matin jusqu’au coucher du soleil Dieu commande à Esaïe d’accomplir sa mission de prêcher la Parole tout comme Moise prêcha devant Pharaon sans répit au sujet des fléaux alors que ce dernier endurcit son cœur. Plus la Parole a été prêchée, plus ses oreilles et son cœur se sont endurcis.

Alors qu’est-ce qui produit des cœurs et oreilles endurcis, rendus insensibles et des yeux bouchés ? d’un côté c’est l’homme désobéissant qui ne reçoit pas la Parole et d’un autre côté c’est la prédication de la Parole de DIEU qu’il en soit par Moise, par Esaïe, par les apôtres, et même encore aujourd’hui par les vrais enseignants qui dispense droitement la vérité pour l’endurcissement de certains tandis que d’autres reçoivent par la foi – lire (si le temps permet) Ezéchiel 33.10-11.

Dans ce contexte quand Esaïe écrit de la part de Dieu « Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche lui les yeux », la volonté de Dieu est bien de guérir pour qu’ils se convertissent mais la prédication continuelle les endurcit à cause de leur désobéissance tandis qu’Esaïe doit malgré tout prêcher alors que cela endurcit davantage leur cœur. C’est avec tous ces textes que nous comprenons : « Dieu endurcit qui il veut et fait miséricorde à qui elle veut ». Son plan s’exécute et s’accomplit quelle que soit la vase formée, celle de la colère ou celle de la miséricorde.

2. Les caractéristiques des faux-enseignants illustré par le vase de déshonneur

2.1 ils ‘ruinent’ ceux qui écoutent – v.14

Le mot utilisé est ‘katastrophè’ : ceux qui utilisent les mots en avançant des arguments diamétralement opposées à la Parole de Dieu dans le seul but intentionnel de renverser la vérité ne servent qu’à la ruine de leurs auditeurs.

En avançant des théories ‘’agnostiques’’ ou de ‘’l’évolution des espèces’’, de ‘’l’athéisme’’ et du ‘’scepticisme’’ leurs prédicateurs ruinent leurs auditeurs qui tombent dans leur propre ruine spirituelle.

D’où l’importance de discuter avec courtoisie et humilité sur les arguments visant à croître notre connaissance de la vérité scripturaire au sujet des diverses interprétations doctrinales avec d’autres croyants qui considèrent la Bible comme la Parole de Dieu. Cela est parfois même utile avec les incroyants à condition qu’ils soient dans la recherche sincère de la vérité.

L’apôtre évoque ici ceux qui se positionnent en élevant des pensées contre Dieu et sa connaissance salutaire. Il ne décourage pas les discussions des chrétiens entre eux sur telle ou telle doctrine.

2.2 ils professent des discours vains et profanes vers l’impiété – v.16

Dans ce 2ème caractéristique, notons bien que c’est Timothée que l’apôtre mets en garde, Timothée, le représentant pastoral pour administrer l’église d’Ephèse. Combien plus nous alors devons rester vigilants en face des hérésies évidentes tenant des propos profanes, pervers et vains des faux-enseignants.

Les faux-enseignants qui s’écartent de la lignée des apôtres mènent toujours leurs disciples vers l’impiété. Combien de sectes existent aujourd’hui où les gourous professent tant de perversité et vanité dans leurs discours.

2.3 l’hérésie des apostats se propagent comme la gangrène – v.17, 18

Ces hommes dont Hyménée est déjà cité dans la 1ère lettre propagent leurs erreurs doctrinales comme une gangrène. Vraisemblablement il nie – à l’exemple des philosophes grecs qui considéraient le corps comme foncièrement mauvais – la résurrection corporelle des croyants qui est directement liée à la résurrection corporelle du Christ qui est le fondement du christianisme (voir 1 Corinthiens 15). En disant la résurrection a déjà eu lieu, il la limite à l’unique union spirituelle avec Christ comme seule résurrection possible.

3. Le caractère de l’enseignant selon Dieu illustré par le vase d’honneur

L’enseignant selon Dieu a besoin de « s’efforcer » pour se présenter comme un vase d’honneur. Le mot ‘efforce-toi’ (v.14) demande une recherche patiente et persévérante dans l’objectif particulier pour être un vase d’honneur tant par sa vie que par son exposition de toute la doctrine chrétienne.

3.1 Il dispense droitement la parole de la vérité

Timothée doit contrer ces discours vains, pervers et profane par la dispensation droite (orthotomunta), claire et pure de la parole de la vérité en privé et en public.

« Orthotomeo » indique littéralement ‘trancher en ligne droite’ : cela évoque une tâche accomplie avec soins, soit comme Paul qui fabrique des tentes avec des coupes droites des morceaux de cuir et coutures avec soin pour produire des tentes, ça évoque un maçon qui construit en posant des briques tout droit, un fermier qui laboure en sillonnant tout droit son champ, etc …

L’enseignant orthodoxe se rapporte donc dans le sens qu’il dispense droitement la doctrine de la foi lorsqu’il l’expose.

Sinon le risque de voir un nombre d’institutions et dénominations soi-disant chrétiennes serait croissant et révèle déjà le triste état spirituel d’une génération qui n’est pas exposée à la vérité. Paul ne se lasse pas au travers de cette lettre de demander à Timothée à prêcher la Parole du Seigneur, d’exposer l’enseignement des saines paroles afin que la vraie église reste à l’écoute régulière envers Dieu « pour ne pas suivre les dérèglements, comme écrit aussi l’apôtre Pierre, de sorte que la voie de la vérité ne soit pas calomniée à cause des faux-enseignants » – 2 Pierre 2.2.

Je crois personnellement que nous sommes parmi les privilégiés des habitants en France du fait d’être exposé dans ces églises bibliques indépendantes qui honorent la Parole dans les différentes villes.

3.2 Il est un ouvrier éprouvé qui ne rougit point

C’est ainsi qu’un vrai enseignant de la Parole qui a soigneusement sonder la vérité en Jésus-Christ et Sa Parole sera un ouvrier qui ne rougit point.

Il est éprouvé dans le sens, passé à la loupe, et passé au creuset comme l’argent ou l’or qui passe au feu pour être débarrassé de toutes les scories et déchets – Proverbes 17.3

3.3 Il se présente devant Dieu -v.14

Littéralement sa vie se déroule ou ‘’se tient au côté’’ de Dieu. Il se présente devant Dieu pour passer à l’évaluation et à l’approbation de Dieu. Ce ne sont pas les dons spirituels qui intéresse Dieu mais plutôt est-ce que l’homme et la femme ainsi que l’enseignant selon Dieu passe-t-il/ elle l’évaluation en tenant son cœur et présentant sa vie au côté de Dieu et devant Dieu pour obtenir son approbation.

C’est lui le vase d’honneur qui reçoit l’approbation de Dieu lorsque c’est un vase qui se conserve pur comme nous avons étudié hier en s’abstenant de toutes souillures, d’impuretés, de désobéissance et d’insoumission – Lire Paul dans Actes 23.1 : « sa conduite en toute bonne conscience devant Dieu ».

Conclusion : prions le Seigneur afin que notre vie devant Dieu reçoive son approbation afin d’être des vases d’honneur, éprouvé par l’Eternel, dans le but de vivre pour lui et enseigner Sa parole dans la formation d’autres disciples et dans la transmission de l’enseignement de Sa Parole. Gloire à DIEU.


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2 Timothée 2.14-21_5ème étude_dimanche après-midi 23/09/2018

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septembre 27th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : 2 Timothée 1.11 – 2.7;
  • Série d’étude de 2 Timothée : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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2 Timothée 1.11 – 2.7_4ème étude_Culte dimanche matin 23/09/2018


Résumé du message:

Je vous propose ce Plan d’étude pour notre passage à l’étude.

  1. La souffrance Paulinienne dans l’œuvre de l’Evangile pour se former
  2. Le modèle Paulinien des saines paroles
  3. La fidèle transmission de l’enseignement selon la méthode paulinienne
  4. La souffrance Paulinienne dans l’œuvre de l’Evangile pour se former

Trop souvent, dès qu’on parle de formation on a dans l’idée des salles d’études, les cours, examens, épreuves écrites ou orales.

Mais lorsque l’apôtre demande à Timothée la transmission de son enseignement à d’autres hommes, il le prépare à une formation bien particulière : celle de la souffrance.

Le nombre d’occurrences de son usage du mot « souffrance / souffre », en original est compté 6 fois dans cette dernière lettre.

1.8 : N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi (συγκακοπάϑησον – sugkakopatheson) pour l’Évangile, / 1.12 : Et c’est à cause de cela que je souffre (πάσχω – pasko) ces choses ; mais j’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là. / 2.3 : Souffre avec moi, (συγκακοπάϑησον – sugkakopatheson) comme un bon soldat de Jésus Christ. / 2.9 : pour lequel je souffre (κακοπαϑῶ – kakopatho) jusqu’à être lié comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas liée. / 3.11 : mes persécutions, mes souffrances (παϑήμασιν – pathemasin), A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. / 4.5 : Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances (κακοπάϑησον- kakopatheson), fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère.

Je ne sais pas si un homme ou plus dans cette salle aspire à l’œuvre pastorale ; puisque le Seigneur appelle, nous ne devons pas nous leurrer en se disant que l’œuvre pour l’Evangile est une marche sur le tapis rouge parsemé de pétales de roses. L’œuvre est mêlée de souffrances et joie, déception et reconnaissance, aigre-douce, solitude, abandon à cause de la prédication fidèle de l’Evangile du salut dans sa plénitude. L’œuvre de l’Evangile a un prix.

Paul respirait la souffrance quasiment tous les jours de sa vie (2 Cor 11.23-27 fait une liste spécifique des souffrances qu’il a endurées). Cela peut paraître à premier égard for décourageant mais Oh combien c’est bon d’être sous le joug du Seigneur qui lui-même a appris bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes (Hébreux 5.8).

Donc l’apôtre sait dès le jour de son appel sur la route de Damas qu’il va souffrir pour apporter l’Evangile parmi nous les païens en Europe et parmi les fils d’Israël dont plusieurs le pourchassent et persécutent. C’est ce qu’Ananias a reçu comme instructions : Actes 9.15, 16 : Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël ; et je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom.

Donc Timothée doit savoir et par extension pour tous ceux qui veulent vivre pieusement pour le Seigneur et consacrés pour l’œuvre de l’Evangile que nous devons souffrir : c’est l’école du Seigneur. Considérons-le comme une joie d’être participants dans les souffrances du Christ et de son apôtre, chers frères et sœurs !

Certes nous ne souffrirons probablement pas au même degré que Paul car il a été lié prisonnier comme un malfaiteur, abandonné de ses collaborateurs tels Phygelle et Hermogène mais nous devons accepter combien de fois le rejet et l’incompréhension, nous pouvons être considéré comme d’une autre planète car le monde avec tout son système est radicalement hostile à l’Evangile. Nous avons des épreuves et maladies (de soi-même ou des proches) dont les souffrances ont tous pour but non pas que nous ayons honte mais à pouvoir dire comme l’apôtre : « car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là ». Tant la fidélité de Dieu nous réconforte qu’il garde notre dépôt de la vie spirituelle et matérielle comme notre persévérance jusqu’à l’avènement du Seigneur. Les infirmités, les coups, la faim, les veilles et toutes sortes d’injustice que les chrétiens subissent encore aujourd’hui dans l’église de Jésus-Christ dans plusieurs pays, nous permet de prier pour eux et de ne pas avoir honte de les appeler nos frères et sœurs selon l’apôtre.

Notre témoignage chrétien passe par ces souffrances dans nos vies et celles d’autres chrétiens qui y sont exposés chaque jour selon la sainte vocation que Dieu nous a adressée à tous. Prions donc dans cette phase où nous sommes formés à être semblables à Jésus-Christ dans la communion de ses souffrances.

  1. Le modèle Paulinien des saines paroles

En transition donc dans de cette formation par l’obéissance dans les souffrances, nous avons aussi dans notre passage un encouragement à suivre la formation en considérant le modèle du mentor. Au verset 13 (2 Timothée 1.13) nous lisons le modèle Paulinien des saines paroles : « Retiens dans la foi et dans la charité qui est en Jésus Christ le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. »

Pour certains ici nous savons déjà ce qu’est un stage ou un travail. Nous avons, du moins au début d’une mission un réel besoin de suivre un modèle de travail. A partir de là nous constituons notre tâche.

La construction de la colonne et l’édifice de la vérité par l’apôtre pour l’Eglise c’est la façon comment il a transmis son propre modèle à travers ses instructions selon l’ordre de Dieu. Paul a écrit même en dernière phase de sa vie en encourageant Timothée à retenir dans la foi et dans l’amour en Christ le modèle des saines paroles que Timothée a reçues, que nous avons entre nos mains. A quoi ressemble notre construction de l’œuvre ? Dans quel modèle de saines paroles reposent-elles notre édifice spirituel avant que les générations suivantes en France puissent retenir ? Aux Corinthiens Paul écrit :

« 10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. 11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ. » – 1 Corinthiens 3.10, 11

Voilà le modèle de saines paroles que nous trouvons tout au long des écrits de Paul, à ses fils spirituels, à nos fils et filles biologiques et spirituels à retenir jusqu’au du dernier sprint de notre vie. La qualité de ses paroles sont saines dont le fondement est solidement posé en Christ.

Dans quel modèle des saines paroles que nous bâtissons l’œuvre de la construction de l’église et jusqu’à quand ?

Le propriétaire de la société pour laquelle travaillait un maître-constructeur a demandé à ce dernier de lui construire une dernière maison avant de prendre sa retraite. En vue de la retraite, le cœur du maître-constructeur n’était pas au travail, alors il ne faisait pas avec attention à l’habileté des artisans choisis ou à la qualité des matériaux de construction choisie. Il a même violé les codes de construction dans certains endroits. Quand il a finalement fini son travail, le propriétaire de la compagnie a dit « Voici les clés. Cette maison est votre cadeau de retraite ». Vous comprenez bien l’état d’esprit du maître-constructeur comment il était engourdi de regret.

Selon l’apôtre et son modèle de saines paroles : chacun doit faire attention à la manière dont il construit l’œuvre. Mieux vaut la fin d’une chose que son début. Mais quel dommage que l’on ait eu un début glorieux et perdre la ligne finale à l’exemple de ce maître-constructeur avant sa retraite.

Que le Seigneur nous aide donc avec l’instruction de l’apôtre à ce que nous « Retenions dans la foi et dans l’amour qui est en Jésus-Christ le modèle des saines paroles que nous avons reçues de Paul de Tarse » : La Bible, toute la Bible et rien que la Bible.

Il conclut cette section en écrivant : « garde le bon dépôt, par le Saint-Esprit qui habite en nous ». Si le dépôt de notre vie est en sûreté avec Dieu, la question qui se pose est de savoir combien nous acceptons les souffrances et jusqu’à quelle mesure le dépôt de sa vérité est-il en sûreté avec nous ? La plus grande responsabilité du croyant notamment s’il est appelé à exercer la prédication ou à l’enseignement c’est de garder et défendre l’intégrité de la Parole de Dieu, le modèle des saines paroles reçues de Paul que nous devons transmettre.

  1. La fidèle transmission de l’enseignement selon la méthode paulinienne

2 Timothée 2.1-7 : 1. Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. 2 Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. 3 Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus Christ. 4 Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ; 5 et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles. 6 Il faut que le laboureur travaille avant de recueillir les fruits. 7 Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.

Nous lisons dans ces paroles de notre apôtre le sérieux et la solennité dans le mandat pastoral comme il le communique à Timothée. J’estime que le pastorat est le plus beau et noble métier qui puisse exister dans le monde mais aussi une fonction tournée au public qui relève d’une grande responsabilité engageante tant sa vie privée et publique.

3.1 le relayage spirituel selon l’exemple de Paul : l’espoir pour la génération

Etudions le relayage spirituel de cet héritage final que transmet l’apôtre pour le plus grand bien de l’âme et pour l’espoir à la génération présente de nos chers compatriotes français comme ceux de toutes nations qui s’y réfugient sans oublier le peuple juif aimé de Dieu selon l’élection de la grâce.

Paul ne le cache pas et comme nous avons vu en détail plus haut il dit bien « Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus Christ » ; mais quelle joie de savoir que ce sont des souffrances couronnées de gloire en Jésus-Christ. C’est une souffrance comme un soldat quoiqu’il arrive et nous nous glorifierons en Christ. Enrôlé à l’armée les officiers et sous-officiers ne se préoccupent pas des affaires civiles de la vie. Leur but est de combattre pour la patrie leur vie durant même jusqu’à la mort.

« Ils avaient choisi de mettre leur vie au service de la France et de leur compatriote : en tant que chef de l’Etat je m’incline devant leur mémoire » – ce sont les mots de M. le Président Sarkozy au sujet du capitaine Lorenzo Mezzasalma et le caporal Jean-Nicolas Panezyck du 21e régiment d’infanterie de marine de Fréjus, mortellement touchés par balles lors d’un combat en Afghanistan, le 23 août 2010.

C’est l’une des trois illustrations que prend l’apôtre Paul dans ces dernières semaines avant son exécution mortelle alors qu’il sert déjà de libation, et le moment de son départ approche. Un pasteur selon le cœur de Dieu à l’image de Paul de Tarse est celui qui sert de libation tous les jours comme u sacrifice vivant. Il choisit de mettre sa vie au service du Seigneur Jésus-Christ, à sa patrie céleste et pour les compatriotes des citoyens célestes. C’est ça le mandat divin pastoral : « Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus Christ, fortifié dans la grâce qui est en Jésus Christ »

Paul ajoute une 2ème illustration des règles que l’athlète doit rigoureusement suivre pour être couronné devant le jour du Christ. Aux Corinthiens il précisera le domaine dans lequel il s’impose ses règles >

1 Corinthiens 9.25 : « Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. 26 Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. 27 Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. » C’est son propre corps qu’il tient assujetti.

3.2 la formation des hommes enseignés par l’Esprit, la Parole et les pasteurs : méthode paulinienne de la multiplication de disciples, de pasteurs et de l’église

2 Timothée 2 :2 « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l`enseigner aussi à d`autres. »

Même à nous baptistes, sans en faire un sujet de glorification, qui restons à mon sens les plus proches de la vérité de la Parole, plutôt à se concentrer dans nos prêches à traiter des problèmes puis aller chercher les textes en rapport ou bien à avoir une conception théologique pour aller chercher un texte ; c’est le texte que Paul commande à enseigner par des hommes qui soient capables.

Plutôt que d’être omnibulé par les circonstances problématiques et des soucis de la vie… considérer l’enseignement par excellence que nous devons transmettre à la génération relève de ce mandat selon la méthode paulinienne dans la multiplication de disciples, de pasteurs et de l’église. C’est ainsi qu’il faut confier l’enseignement à transmettre de génération en génération aux hommes fidèles et capables. En touchant deux générations d’hommes dans ce verset, Paul établit une vision panoramique de chaque ère de l’église y compris l’église contemporaine. C’est ainsi que les églises se multiplient lorsque les disciples du Christ et un vivier de pasteur-enseignant se multiplient à travers la nation.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas se préoccuper des problèmes des frères et sœurs de l’église. Bien entendu nous devons éprouver la même compassion du Seigneur, avoir le même cœur pastoral du souverain berger, avoir le même esprit de visite des brebis tel celui du Seigneur Jésus.

En même temps, nous ne devons pas négliger à transmettre aux hommes fidèles et capables l’enseignement de notre apôtre à l’église du Christ. En cherchant ainsi le royaume et la justice de Dieu et en dispensant la vérité à l’église toutes autres choses seront comblées pour nous par la grâce du Seigneur.

Comment pouvons-nous pratiquer si nous n’avons pas appris, reçu et entendu l’apôtre Paul ? il dit ainsi aux Philippiens :

Philippiens, 4 :9 – Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

Une des sondes pour mesurer la température de nos églises de France du Nord au Sud traversant le bassin parisien est de sonder comme ci-dessous :

Combien notre concentration et considération dans le plus grand soin et attention est donnée sur chaque lettre apostolique confiée par Dieu à l’église tant individuellement que collectivement ?

Pour ceux ayant la charge, est-ce que nous suivons réellement Paul dans la transmission consciencieuse et sans relâche de cet enseignement ? Car l’ennemi ne prend pas de vacances.

Si Paul était vivant ce matin il peut demander :

Combien de mes lettres avez-vous médité, intégré, reçu et étudié individuellement, dans vos foyers, dans vos familles et collectivement dans vos réunions publiques d’églises ?

L’église peut s’interroger comment tant d’années durant mes lettres inspirées données aux églises ne traversent même pas en survol dans les esprits, alors que mes frères et sœurs des églises primitives implantées dans la Macédoine et dans l’Asie mineure, l’ont reçue en tant que Parole de Dieu telle qu’elle est ? Comme Jérémie le prophète, ces églises ont dévoré mes lettres et elles furent douces comme le miel.

Application : culte personnelle et familiale à un temps de 30 min par exemple planifié dans la soirée avec les enfants > si les livres de méditation et les chants inspirés de la Parole sont le plat d’entrée, c’est la lecture méditative, l’étude des textes de Paul, des autres apôtres et de chaque livre de la Bible ensemble avec les enfants dans le culte familial de chaque soirée est le plat consistent ; l’application pour la vie et comment se comporter pratiquement serait le dessert nécessaire.

Nous baptistes, sommes-nous assez fidèles et versés ainsi aux Ecritures de Paul pour enseigner aux enfants et hommes/femmes ainsi quotidiennement tout le conseil de Dieu aux églises locales à travers ces lettres envoyées aux églises locales ?

Si l’on ne s’applique pas ainsi : dans une décennie ne nous étonnons pas d’avoir formé un groupe d’hommes et de femmes ignares, sans instruction spirituelle, non pas qu’ils manquent des études supérieures post Bac mais ignorant car ils n’ont ni reçu Paul ni appris Christ faute d’hommes fidèles qui ne leur ont pas transmis aux jeunes et aux adultes et à la génération future. La négligence de l’église aujourd’hui aura un lourd impact dans la génération de demain. Que nos problèmes de jalousie débile et de disputes enfantins sans parler des déviations de conception théologique ne nous fassent pas nous dévier de la vision du Seigneur Jésus Christ pour bâtir son église, celle d’aujourd’hui et celle de demain.

Néanmoins nous sommes toujours fascinés d’entendre nos églises et même celle-ci – comme les églises modèle de Macédoine (de Philippes et Bérée et Thessalonique) qui étudient des mois et années sans relâche et avec une sainte ardeur chaque lettre de Paul et des apôtres du Seigneur !

C’est là les vraies églises croissant dans la connaissance de Jésus-Christ notre Seigneur et sa grâce.

Que notre France en soit remplie abondamment et davantage comme Dieu a déjà commencé fidèlement ces bonnes œuvres. Je suis toujours fort ému et touché de voir tant d’églises quelque soit sa taille qui honore la Parole de Dieu afin de la dispenser droitement selon la vérité.

3.3 La responsabilité de l’église envers ses pasteurs-enseignants selon la méthode paulinienne

Etant donné ma fonction laïque, en tant que pasteur stagiaire j’use de cette liberté pour transmettre cette dernière pensée. En tant que membres d’une ou de deux églises locales selon votre situation c’est aussi de notre responsabilité d’y penser.

Dans le souci de former des enseignants de qualité et de transmettre de génération en génération la doctrine de notre foi biblique, Paul n’a jamais oublié non plus d’écrire 1 Timothée 5.17, 18 dès sa première lettre l’Esprit de Dieu l’a inspiré à écrire : >> 5.17 Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement.

5.18 Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. / « que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne » – Galates 6.6

A ce sujet Paul dira à l’église de Philippe qui le soutenait financièrement : « Ce n’est pas que je recherche les dons ; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. » – Phil 4.17

Il m’a paru utile de ne pas arrêter ce message avec le point 3.2 réfléchi à l’instant mais d’aller vers cette réflexion 3.3 qui engage la responsabilité de toute l’église locale et même de toutes nos églises locales baptistes indépendantes appartenant au Seigneur précisément en France.

« Ce n’est pas que le pasteur à plein-temps d’une église locale baptiste recherche les dons ; mais Paul recherche le fruit qui abonde pour votre compte bancaire à chacun de vous, à chacun de nous ».

Si les fruits abondent pour notre compte bancaire et si l’enseignement de la Parole transmise doit être dispensée sérieusement avec beaucoup de temps investi chaque semaine, l’une des situations que nous constatons, du moins en France, est que souvent le compte bancaire du pasteur baptiste à plein temps est sec. Les églises baptistes indépendantes parvenues à la maturité doivent réfléchir. Il est de la responsabilité des membres de proposer ce qui est juste et équitable. Si Dieu fait abonder certains de nos comptes bancaires, il le fera, gloire à Dieu ! que toute l’église soit donc engagée ensemble pour cet enseignement tout entier car le monde périt. L’église seule apporte l’espoir contre la mort. Vous avez entendu cet accident tragique juste en face de cette église, une personne qui lutte entre la mort et la vie. Donc nous sommes encore plus conscients du besoin de l’église et son enseignement.

Dans l’application pratique, je ne me suis même pas renseigné à quelle hauteur votre pasteur et son épouse sont soutenues par son église locale mais j’avais à cœur de vous transmettre cette dernière réflexion. Je crois cet enseignement est applicable pour toute église locale.

Conclusion : que l’Esprit de Dieu dirige nos pensées avec le contenu de tout ce message afin d’appliquer la Parole de Dieu à bon escient chacun selon sa responsabilité. Gloire à Dieu !


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2 Timothée 1.11 – 2.7_4ème étude_Culte dimanche matin 23/09/2018

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septembre 27th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : 1 Timothée 4.12 / 1 Timothée 6.11/ 2 Timothée 2.22/ 2 Timothée 3.15;
  • Série d’étude de 2 Timothée : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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1 et 2 Timothée_3ème étude_samedi 22/09/2018


Résumé de l’étude Biblique :

Introduction : considérant ceux qui sont appelés au ministère, à l’évidence ce verset s’adresse aussi aux enfants, à ceux qui éduquent les enfants dans la foi, aux adolescents et aux adultes jeunes ou moins jeunes, aux étudiants. Car l’apôtre parle de Timothée depuis son enfance comme nous avons étudié précédemment en évoquant la mère et la grand-mère de Timothée.

Donc cette étude reste un fort encouragement pour toute l’église dans notre marche avec le Seigneur et notre pratique dans la foi.

C’est une réflexion et travail collectif que nous allons entreprendre dans l’heure qui suit pour une marche et la course chrétienne dans le but de plaire le Seigneur à longue haleine jusqu’à ce que l’on achève la course victorieusement.

  1. Timothée, enfant, adolescent et jeune adulte

Actes 16 : 1 à 3 : c’est le deuxième voyage de Paul à Lystre.

Question 1 : Qu’est-ce qui a préparé Timothée à rejoindre le grand missionnaire Paul ? La Bible nous dit dès son enfance, puis certainement dans sa phase d’adolescence.

« Dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus Christ. » – 2 Timothée 3.15

Il est possible que Paul ait fait la connaissance de Timothée déjà à son premier voyage missionnaire lorsque l’église de Lystre a été mise en place. Timothée était probablement à cette période un adolescent ou tout fraichement jeune adulte comme certains parmi vous.

Vous arrivez à une phase plus avancée dans la connaissance sur les Saintes Ecritures et sur vous-même. Votre cœur adolescent ou jeune adulte est idéal maintenant pour se préparer à servir Dieu. Que lisons-nous sur la vie de Timothée pour la première fois ? Probablement, il était dans cette fin de phase d’adolescence vers l’âge adulte lorsque nous lisons Actes.

L’adolescence et la phase de jeune adulte est un âge potentiel pour approfondir dans la connaissance intime de Jésus-Christ, pour se préparer et au moment voulu à s’engager dès maintenant dans le service.

La parole d’instructions pour les hommes et femmes adultes est aussi rapportée dans I Timothée 4 : 12 : « que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté »

Un modèle parmi les fidèles, à Lystre, là où il a commencé. Maintenant en tant qu’enseignant et pasteur dans les églises d’Ephèse, Timothée continue à servir Dieu. L’apôtre encourage que ses progrès en tant qu’étudiant, lecteur et enseignant de la Bible soient évidents pour tous.

« Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. » – 1 Timothée 4.15

Une étude a montré qu’il y a 3 choses que vous ne pouvez pas enseigner aux gens : le mode de vie, les mœurs et les attitudes. Même les managers ne l’apprennent que par un modèle.

1.1 le modèle de Timothée dans 5 domaines

Cinq domaines que l’apôtre Paul va aborder pour parler à son protégé qui touchent son mode de vie, ses mœurs & les attitudes modèle. Considérons brièvement trois maintenant et deux autres plus tard :

Tous ses aspects ne touchent pas seulement la vie publique mais aussi et surtout la vie privée.

En parole : ‘’car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle…    Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné.’’ dit le Seigneur parmi bien d’autres instructions sur la parole.

« Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. » Jacques 3 : 2

« Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » Ephésiens 4 : 29

Cela touche donc à la vie privée. La bouche prononce les paroles que contient le cœur : s’il en est rempli de bonne parole d’édification, cela communiquera la grâce. Sinon c’est la mauvaise parole qui prendra le dessus : sous forme de critique ou d’une manière agressive reflétant la mauvaise attitude du cœur. Combien de problèmes dans l’église auraient pu être évités en maitrisant ses paroles.

Timothée est exhorté à être modèle en parole pour les fidèles. Qu’en est-il de notre cœur ? De quoi le cœur abonde ? Est-ce que nous prions à communiquer une grâce à ceux qui entendent les paroles de notre bouche ? parmi les fidèles : avec un frère ou une sœur de l’église, dans la vie familiale, à notre supérieur, au conjoint, aux enfants, à un collègue, le nombre de fois que l’on coupe la parole de l’interlocuteur, …

Il en va de soi que l’écoute de l’autrui est étroitement liée au domaine de la parole. Sans développer un excellent modèle pour écouter l’interlocuteur, il est impossible d’être modèle en parole. Le domaine de la parole sonde donc l’état du cœur.

‘’Que personne ne méprise ta jeunesse mais sois un modèle en parole’’

En conduite : le chrétien qui avance dans la maturité et l’excellent ministre de l’église se mène une vie vertueuse tout en reflétant un comportement impeccable digne d’un enfant de Dieu manifestant la douceur du Saint Esprit et laissant voir ses convictions bibliques dans tous les aspects de sa conduite. C’est un domaine qui touche tout notre être en vie publique. ’’Sois un modèle des fidèles en conduite’’

Nous parlerons de l’amour et de la foi plus tard en traitant le verset 2 Timothée 2.22.

En pureté : le terme grec traduit par pureté ’hagneia’ n’apparait dans tout le Nouveau Testament qu’ici et dans chapitre 5.2 quand il instruit Timothée à exhorter les sœurs en toute pureté. C’est la ‘propreté morale’ en rapport avec la pureté sexuelle dans toutes les intentions, gestes, regards, attitudes & habitudes. Exemple : le monde propose toutes sortes de documents et de filmographie malsains et obscènes. Fuyons-les. Planifions notre agenda afin de les fuir délibérément. On reviendra plus tard sur cette fuite et désengagement de toutes les voies tortueuses. L’œuvre de Dieu produit la pureté du cœur et du corps. Autre application : pour le jeune homme en Christ fréquentant une jeune femme en Christ que cette parole ‘hagneia’ soit leur leitmotiv. C’est un domaine qui touche la vie intime et dans une relation de deux personnes de sexe opposé en vue du mariage. ’’Sois un modèle des fidèles et pour les fidèles en pureté’’ l’excellence de la pureté de Jésus-Christ se voit dans ce jeune homme adulte, Jésus, à Sichem avec la Samaritaine. La samaritaine a aussi vu sa pureté et elle a cru en Lui.

Que le Seigneur fasse pénétrer ses doctrines afin de marcher en vie de modèle pour chacun, pour les jeunes adultes, adolescents et responsables de l’enseignement et pour tous les fidèles de Son église de sorte que l’homme, la femme et l’église deviennent modèle les uns envers les autres dans tous ces domaines pour que le monde sache que nous avons vu le Dieu vivant par le Fils que nous imitons, en restant un modèle parmi les fidèles d’abord puis cela débordera parmi les inconvertis dans nos lieux respectifs de service et d’études. Ainsi les âmes sont sauvées de génération en génération par le modèle de l’église vu dans les individus qui la composent par l’œuvre de Dieu.

‘’En agissant ainsi tu te sauveras et toi-même et ceux qui t’écoutent’’ 1 Timothée 4.16

Avec cette 1ère exhortation dans la 1ère lettre parlant de sa jeunesse et son modèle, dans cette 2ème lettre Paul va évoquer les potentielles tentations que Timothée fera toujours face malgré son âge qui avance tout en restant un jeune homme par rapport à son mentor et père spirituel Paul.

  1. Les passions de la jeunesse : à fuir sans résister sur place tel un ‘fugitif’

Il n’y a pas un moment dans la course chrétienne que l’homme et la femme de Dieu peut s’attendre au repos face aux tentations. C’est la raison le Seigneur nous apprend à prier : « ne nous induis pas aux tentations ».

Ni Satan ni le monde ni notre nature pécheresse de notre vieil homme ne prend des vacances.

Ici dans le verset de 2 Timothée 2.22, les passions de la jeunesse ne s’arrêtent pas aux passions sexuelles. Mais l’apôtre évoque à Timothée, encore relativement jeune, du moins bien plus jeune que l’apôtre Paul englobant toutes sortes de passions de la jeunesse.

Question 2 : Quelles sont les passions qui sévissent dans le cœur, à votre avis ?

Outre les passions sexuelles, elles englobent toutes sortes de convoitises de richesses, célébrité, pouvoir, orgueil de la vie, ambitions totalement démesurées, envie, esprit de dispute et de querelle, l’arrogance, la jalousie et bien d’autres passions semblables et coupables.

Timothée devrait ne pas céder à ses passions afin de pas être discrédité dans sa position de responsable. Notamment il doit redresser toutes formes d’immoralité et de fausses doctrines des faux frères qui sévissent dans les églises d’Ephèse comme Paul a très justement prédit à Milet dans Actes en s’adressant aux anciens.

« Fuis les passions » : donc dès qu’une piste d’atterrissage semble plausible pour voir atterrir à la surface ces passions, Timothée a l’impératif de se comporter en ‘fugitif’ tel un prisonnier qui s’évade et doit continuellement fuir pour éviter d’être capturé.

Le verbe ‘phuego’ dérivé de ‘fugitif’ n’est pas une fuite facultative mais une fuite délibérée et incessante.

Oh que le Seigneur nous fasse grâce et miséricorde pour pratiquer et exercer cette fuite de ‘fugitif’ en face de toutes ces passions de la jeunesse que nous avons nommé ci-dessus.

Cette exhortation à fuir dans la jeunesse de Timothée est similaire encore comme dans la 1ère lettre parlant dans le contexte de la passion et l’amour effréné de l’argent et richesses futiles :

« Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. » 1 Timothée 6.11

  1. Le refuge planifié du Seigneur parmi les fidèles

Comment Timothée peut positivement gérer cette fuite incessante, délibérée et planifiée ?

La 2ème partie du verset nous instruit tant.

3.1 les quatre caractéristiques de ceux qui invoquent le Seigneur avec un cœur pur

La justice : « Comment le jeune homme rendra-t-il son sentier pur : en se dirigeant d’après la Parole de Dieu »

A toute époque de la vie d’un juste justifié par la foi en Jésus-Christ c’est dans la Parole de Dieu, dans l’obéissance et confiance en elle que nous nous dirigeons dans la justice.

La foi : la foi n’évoque pas ici celle du salut mais la fidélité : le chrétien et le responsable digne de confiance s’engage de tout cœur. La fidélité & loyauté distinguent ceux qui exercent une forte influence de ceux qui n’en exercent pas. Ce domaine du ministre de Dieu et du jeune homme/jeune femme, digne de confiance, manifeste un engagement inébranlable & un dévouement exemplaire ’’Sois un modèle pour des fidèles en foi’’, « Recherche la foi avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». C’est une réflexion et un travail collectif à accomplir avec toute l’église

L’amour : il ne s’agit pas ici d’une émotion dont le monde confond toujours mais de l’amour biblique de Dieu qui nous a tant aimés et dont le Fils s’est livré lui-même pour nous.

C’est encore là un domaine qui caractérise non seulement le responsable ecclésiastique, celui qui conduit l’église mais tous ceux qui sont engagés ensemble à servir l’église. Il se donne avec une telle intensité d’amour comme selon le modèle de Jésus-Christ. Le Seigneur a dit ‘’Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis’’ Jean 15 : 13 … c’est un domaine qui touche notre motivation dans le ministère : servir l’église par amour de Dieu/ servir sa famille par amour Agapé. ’’Sois un modèle pour les fidèles en amour et recherche l’amour’’

La paix : si possible cherche la paix avec tous même si cela ne dépend pas seulement de toi. Or, ici pour les fidèles entre eux, rechercher la paix est un impératif en fuyant les passions liées aux querelles et disputes et esprit de divisions.

3.2 le refuge planifié du Seigneur parmi ceux qui l’invoquent

C’est facile de venir parmi les fidèles lorsque les temps vont mal ou en prenant des circonstances de la vie comme excuses de notre absence au sein des fidèles que Dieu a établi au sein de la ville.

Or la Bible dit clairement « c’est la coutume de certains d’abandonner l’assemblée » Hébreux 10.25. Donc tout ce travail avec ceux dont le cœur est pur et purifié concerne tous les membres de l’église. Plus qu’un simple visiteur de l’église, l’apôtre nous exhorte à nous engager dans cette authentique et sincère vie de l’église en se consacrant avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur.

Conclusion : invoquons le Seigneur d’un cœur pur ensemble en tant que fidèles de l’église ! Ainsi nous serons un vase d’honneur : nous étudierons cette illustration du vrai enseignant selon Dieu et ceux qui sont des vases de déshonneur en tant que faux-enseignant demain matin et dans l’après-midi.


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1 et 2 Timothée_3ème étude_samedi 22/09/2018

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septembre 27th, 2018 by ebi radhakrishnan

mercredi 19/09/2018

jeudi 20/09/2018

  • Passage biblique : Hébreux 9.1-28 ;
  • Série d’étude d’Hébreux : « Garant du salut éternel» ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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Hébreux 9_3ème Etude_Session mercredi 19/09/2018

Hébreux 9_3ème Etude_Session jeudi 20/09/2018


Résumé de l’étude Biblique :

En procédant à l’étude de ces trois chapitres (8, 9 et 10) tout comme tout le Nouveau Testament, il est utile de sonder la pensée de l’écrivain sacré des Hébreux tout comme chaque livre du Nouveau Testament.

  1. Classement des versets du chapitre 9

Dans ce chapitre à l’étude, je vous propose ces tableaux où j’ai classifié les différents versets selon leur contenu comme ci-dessous :

Etudes versets HEBREUX 9.1-28 – (730 mots en version LSG)

Tableau 1.1 Versets directement tirés des auteurs de l’ancienne alliance

> 1 verset avec 12 mots : 1.64%

20 Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous > Exode 24.8 <<

Tableau 1.2 Versets que l’auteur des Hébreux met en avant concernant l’AT : lois, sacrifices, alliances mosaïques

>> 13 versets avec 322 mots : 44.11%

v.1 La 1ère alliance avait donc des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre …v. 2 un tabernacle construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint …v. 3 partie du tabernacle : saints des saints … v. 4 encensoir d’or, arche de l’alliance …v. 5 chérubins de la gloire au-dessus de l’arche …v.6 sacrificateurs dans la 1ère partie du tabernacle … v. 72nde partie le souverain sacrificateur une fois par an portant du sang pour lui-même et pour les péchés du peuple …v.9 C’est une figure pour le temps actuel, où l’on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, … v. 10 les aliments, les boissons et les divers ablutions : ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation. …v.13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

v.18 Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée. v. 19 Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope ; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant : v. 21 Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte.

Tableau 1.3 Uniquement les versets en rapport avec la nouvelle alliance (NT)

> 8 versets avec 216 mots : 29,59%

v. 14 combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! v. 16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. v. 17 Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit. v. 23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. v. 24 Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. v. 26 autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seul fois pour abolir le péché par son sacrifice. v. 27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement, v. 28 de même Christ, qui s’est offert une seul fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.

Tableau 1.4 Versets dont l’auteur traite en alliant les pensées AT/NT

>> 6 versets avec 180 mots : 24.66%

v.8 : Le Saint Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. v. 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ;v. 12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. v. 15 Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. v.22 Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. v.25 Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;

2. Le plan du Tabernacle de Moïse

1 coudée =  0,52 mètre. En référence à Ez. 40/5 l’unité de longueur devait être la coudée sacrée, soit approximativement 52cm (selon le Nouveau Dictionnaire Biblique – Emmaüs – 1992). « 5  Voici, un mur extérieur entourait la maison de tous côtés. Dans la main de l’homme était une canne de six coudées pour mesurer, chaque coudée ayant un palme de plus que la coudée ordinaire. Il mesura la largeur du mur, qui était d’une canne, et la hauteur, qui était d’une canne. » (Ez. 40/5).

(A) : Le Saint des Saints ou le Lieu Très Saint > > (1) : l’Arche de l’Alliance

(B) : Le Lieu Saint > > (2) : L’Autel des Parfums, (3) : La Table des Pains de Proposition (pains sacrés) , (4) : Le Chandelier

(C) : Le Parvis > > (5) : La Cuve, (6) : L’Autel d’Airain ou Autel des Holocaustes

Hauteur de la tente : 10 coudées (5,20m) – Dimensions de la tente : 15,60m x 5,20m

Hauteur du parvis : 5 coudées (2,60m) – Dimensions du parvis : 52m x 26m

Sur l’autel des parfums, fait d’acacia recouvert d’or mesurant d’environ 0.15m² et environ 1 mètre de haut. Sur cet autel étaient placés des charbons extraits de l’autel d’airain du parvis extérieur, où on offrait des sacrifices.

1)            S’il est appelé une « tente » c’est en rapport avec la couverture extérieure. Le mot « tente » suggère un déplacement itinérant.

2)            Ses noms :

  1. a) Le Tabernacle : ce mot suggère l’installation.
  2. b) Le Sanctuaire (Exode 25/8) : donne l’idée d’un lieu sanctifié, ou séparé, un lieu saint. « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. » (Ex. 25/8).
  3. c) La tente d’assignation: C’est l’endroit où l’assemblée d’Israël rencontrait Dieu.

« 42 Voilà l’holocauste perpétuel qui sera offert par vos descendants, à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Eternel: c’est là que je me rencontrerai avec vous, et que je te parlerai. 43 Je me rencontrerai là avec les enfants d’Israël, et ce lieu sera sanctifié par ma gloire. 44 Je sanctifierai la tente d’assignation et l’autel ; je sanctifierai Aaron et ses fils, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. 45 J’habiterai au milieu des enfants d’Israël, et je serai leur Dieu. » (Ex. 29/42-45).

  1. d) Le tabernacle du témoignage: C’est le lieu où les Tables de la Loi de Dieu étaient gardées. C’était un témoignage de la sainteté de Dieu.

« 50 Remets aux soins des Lévites le tabernacle du témoignage, tous ses ustensiles et tout ce qui lui appartient. Ils porteront le tabernacle et tous ses ustensiles, ils en feront le service, et ils camperont autour du tabernacle.

51 Quand le tabernacle partira, les Lévites le démonteront ; quand le tabernacle campera, les Lévites le dresseront ; et l’étranger qui en approchera sera puni de mort. 52 Les enfants d’Israël camperont chacun dans son camp, chacun près de sa bannière, selon leurs divisions. 53 Mais les Lévites camperont autour du tabernacle du témoignage, afin que ma colère n’éclate point sur l’assemblée des enfants d’Israël ; et les Lévites auront la garde du tabernacle du témoignage. » (Nb. 1/50-53).

  1. e) La maison de l’Eternel: « 19 Tu apporteras à la maison de l’Eternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre. » (Exode 23/19).

C’est le lieu où le peuple est venu au moment de l’épreuve et aussi le lieu de la communion :

« 4 Je demande à l’Eternel une chose, que je désire ardemment : Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Eternel, Pour contempler la magnificence de l’Eternel Et pour admirer son temple. » (Ps. 27/4).

  1. f) l’Arche de l’Alliance: dans cette arche se trouvait 3 articles très précieux : un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. Faite de bois d’acacia recouvert d’or, l’arche mesurait environ 1m de long, 0.5m de large et 0.5m de haut. Sur le couvercle, il y avait le propitiatoire que surmontaient les chérubins de la gloire (faits d’or massif). C’est entre les ailes de ces anges, sur le propitiatoire, que Dieu rencontrait les hommes : « c’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël » Exode 25.22

Dans toute cette description des symboles du tabernacle, de la maison de l’Eternel et dans l’arche de l’alliance au cœur du lieu saint des saints, nous pouvons voir la personne de Christ typifiée – à travers le parvis accessible à tous – Jésus éclaire le chemin à travers le chandelier d’or -Jésus représenté par les pains de proposition au lieu Saint et la manne dans l’Arche au lieu Très saint – son intercession représenté par l’autel des parfums – Jésus-Christ est le propitiatoire comme vu dans l’objet central de l’arche du saint des saints.

3. Jésus-Christ victime propitiatoire pénétrant dans le Saint des saints et son œuvre rétroactive

3.1 Le saint des saints

Si dans l’Ancien Testament le souverain sacrificateur ne pouvait entrer uniquement une fois par année, le jour de l’expiation, dans le chapitre de notre étude, nous lisons « et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » – Hébreux 9.12

En rencontrant Christ comme sauveur, nous sommes introduits, en tant que peuple en communion avec lui, auprès de Dieu dans le véritable saint des saints. Dieu communie avec le FILS et par Son Fils avec nous, puisque le voile est déchiré en deux : lire Hébreux 10.19-22 : « nous avons par le moyen du sang de Jésus une libre entrée dans le sanctuaire ».

3.2 Jésus-Christ victime propitiatoire

L’objet central du lieu Très Saint étant l’arche, Jésus-Christ représente le véritable propitiatoire.

Jean dans 1 Jean 2.2 associant Jésus au propitiatoire nous rappelle le propitiatoire (Hilastérion dans la Septante) désignée dans Exode 25.17. Christ accomplit le but de rendre Dieu propice qui accorde sa faveur sans que nous l’ayons mérité c’est-à-dire sa grâce. C’est là tout le sens d’une victime propitiatoire.

Dieu est pleinement satisfait lorsque les Israélites et les païens intégrés dans la nouvelle alliance placent leur foi dans le sange de Jésus. Paul écrit ainsi cette vérité dans Romains 3.24, 25 :

«24 Et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, »

Jésus-Christ est donc le propitiatoire : si avec Israël Dieu communiait par le sang des boucs et des veaux, ce n’est que par le sang de Jésus-Christ que Dieu communie avec les hommes et accepte notre service auprès de lui : v. Héb 9.14 « combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »

Ainsi sous l’ancienne alliance de Moise caractérisé par ces paroles « Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous », ce fut un sanctuaire caractérisé par des images et symboles de Dieu qui furent type de Christ en qui le véritable tabernacle, l’habitation de Dieu s’est manifestée. Jean dira : « La Parole faite chair a habité ou « tabernaclé » parmi nous, pleine de grâce et de vérité » – Jean 1.14 . Jésus-Christ ayant habité parmi nous dans un temps précis de l’histoire accomplit, en tant que garant, le salut éternel par son sang de l’alliance éternelle même de ceux qui ont vécu dans l’ère du tabernacle terrestre de l’ancienne alliance.

3.3 L’œuvre rétroactive du Messie médiateur en faveur de ceux sous la première alliance

L’ancienne alliance est temporaire, terrestre et ne procurait jamais le véritable accès auprès de Dieu tandis que en tant que médiateur de la nouvelle alliance nous lisons que Jésus rachète même ceux de la première alliance temporelle « Jésus est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis » – Hébreux 9.15

Si l’on s’interroge par quel moyen les croyants de l’ancienne alliance ont été sauvés, nous y voyons la réponse dans ce verset même car le salut s’obtient toujours par le sang de l’alliance éternelle en Jésus-Christ qui a été ramené d’entre les morts – Hébreux 13.20.

Une partie donc de l’œuvre de Jésus-Christ s’accomplit en tant que Médiateur de la nouvelle alliance pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance.  La promesse de la vie est réalisée et accomplie par la mort et la rédemption du Christ pour ceux qui ont cru sous la première et Ancienne Alliance. La rétroactivité est quelque chose qui s’applique au passé, ce qui agit sur le passé. En droit, un acte juridique est dit rétroactif lorsque ses effets peuvent s’exercer sur des situations ou des faits antérieurs à sa date de mise en application.

L’auteur des Hébreux confirmera cette vérité importante du verset 15 de notre chapitre 9 que nous étudions en listant une liste des hommes exemplaires ayant mis leur foi en Dieu. Nous lisons dans le chapitre 11 d’Hébreux.
Le premier homme cité est intéressant puisque l’auteur rappelle sa foi en Dieu par laquelle il offrit un sacrifice de sang d’une des premiers nés de son troupeau (Héb 11.3 et Gen 4.4). Puis dans Hébreux 9.20 nous lisons « le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour les Israélites ». Tous ces sacrifices pointent vers le sacrifice ultime du Christ. Ainsi par la foi en Messie ces héros hébreux de l’Ancienne alliance ont obtenu l’héritage éternel à travers et seulement à travers le sang de l’alliance éternelle de Jésus.

Donc ces croyants, sous l’alliance préparatoire et temporelle du tabernacle éphémère, sont donc eux aussi parvenus au salut par le seul et unique Médiateur de la Nouvelle et meilleure Alliance, Jésus le Messie.

Conclusion : l’œuvre des anciens sacrifices depuis Abel puis dans le tabernacle terrestre ne pouvait que symboliser par ses multiples actes répétés. Or l’ultime sacrifice de l’Agneau, l’acte suprême de la médiation de Jésus-Christ a consisté dans sa perfection en sa propre mort sur la croix où fut versé le sang de l’Alliance éternelle.

La conscience coupable de l’ancienne alliance est purifiée des œuvres mortes par le sang de Jésus-Christ.

Isaac Watts écrit : « tout le sang des animaux sur les autels juifs versé, A la conscience coupable ne pouvait procurer la paix ni la tache laver ; Christ, l’Agneau céleste, efface tous nos péchés, Sacrifice au nom plus noble et au sang plus riche que le leur ».


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Hébreux 9_3ème Etude_Session mercredi 19/09/2018

Hébreux 9_3ème Etude_Session jeudi 20/09/2018

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septembre 27th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : Jean 6.16-21 ;
  • Série d’étude : «Réussir 2019 – Réussir notre vie sur terre à travers les difficultés» ;
  • Prédicateur : Nilsen Rhevi

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septembre 26th, 2018 by ebi radhakrishnan

mercredi 12/09/2018

  • Passage biblique : Hébreux chapitre 8 ;
  • Série d’étude d’Hébreux : « Garant du salut éternel» ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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Hébreux 8_2ème Etude_Session mercredi 12/09/2018


Résumé de l’étude Biblique :

Introduction :

Dans tous les chapitres précédents 1 à 7, l’auteur détaille en apportant toute l’œuvre du Christ vue dans la perspective de la nouvelle alliance comme point capital (8.1) ou l’idée principale centrale :

– la nature du statut filial de Jésus-Christ v.1.2, 3.6, 5.5, 5 .8, 4.14

– l’importance de son incarnation dans l’abaissement volontaire pour devenir semblable à ses frères, la postérité d’Abraham – chap. 2.17, 18

– il est décrit comme garant d’une alliance plus excellente (7.22) car :

– 7.21 Son œuvre sacerdotale est perpétuelle selon l’ordre de Melchisédek.

– 7.24 : il possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible : ce qui indique un caractère définitif

– le salut parfait qu’il accorde par ceux qui s’approchent de Dieu par lui (7.25)

 

  1. L’achèvement du service sacerdotal

 

Nous notons au v. 8.1 « Il s’est assis à la droite du trône de la majesté divine »

Quel sacrificateur d’ordre lévitiques peut s’asseoir dans l’ancienne alliance : aucun.

 

Comme les sacrifices offerts sous la loi lévitique n’avait pas de caractère permanent, le travail des sacrificateurs n’était jamais fini ; ses tâches doivent se répéter. Sans lieu pour s’asseoir ni dans le tabernacle ni dans le lieu très saint où le souverain prêtre seul peut y pénétrer, le propitiatoire représentait le trône de Dieu donc le souverain prêtre ne peut s’en servir pour s’asseoir.

Nous lisons dans Hébreux 10.11 au sujet du sacrifice quotidien en dehors du lieu très saint : « Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés ».

 

Or quant à Jésus, une fois qu’il a offert son propre sacrifice par l’offrande de son propre corps, il est écrit ici : Il s’est assis à la droite du trône de la majesté divine.

Quand Jésus-Christ s’est écrié : « Tout est accompli » sur la croix, en effet il a accompli notre salut en se sacrifiant une fois pour toutes et s’est assis.

La droite d’un roi et monarque n’est-il pas un symbole d’honneur, d’exaltation et de grande puissance. De surcroît Jésus s’est assis à sa droite de la majesté de Dieu.

 

Il est dit dans le tribunal du Conseil suprême des juifs, le juge président avait un scribe à sa gauche et l’un à sa droite. Celui du gauche prenait note des condamnations et celui de droite avait pour responsabilité de rédiger les acquittements.

 

Non pour condamner mais c’est pour sauver que Jésus vint dans le monde (Jean 3.17). En tant que Souverain sacrificateur étant toujours vivant pour intercéder en faveur des siens, assis non seulement à la droite de la majesté de Dieu non seulement en place d’honneur et de puissance mais aussi de grâce. Il s’y tient pour intercéder – pour rédiger les acquittements – à côté du trône judiciaire de Dieu en notre faveur. C’est ce que nous comprenons devant « le trône de Sa grâce ». Non pas une personnification de la grâce qui est assis sur le trône mais nous pensons là à Jésus-Christ le Souverain Prêtre assis à côté du trône de la majesté de Dieu, rédigeant nos acquittements. Sa décision étant assis à la droite de la Cour suprême de la majesté de DIEU nous déclare non coupable lorsque nous sommes accusés, parfois à juste titre, et traduit devant ce trône de Dieu.

 

4.14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. 4.15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. 4.16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

 

Dans Apocalypse 3.21 nous lisons un privilège encore plus extraordinaire en tant que croyants : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. »

 

Dans le véritable lieu très saint, Jésus-Christ intercède aujourd’hui, soulignant en force sa supériorité et son exaltation alors que dans l’ancien Testament beaucoup ne pouvaient bénéficier des cultes au Temple de Jérusalem.

 

  1. Présentation du culte dans le tabernacle céleste

 

Hébreux 8.2,3 : lorsque cette épître a été rédigée, le tabernacle n’étant plus utilisé depuis un millénaire, le sanctuaire du Christ est le véritable tabernacle céleste dressé par le Seigneur et non par un homme.

Dans la loi lévitique, pour les offrandes on utilisait de la farine, tandis que les sacrifices faisaient appel à une effusion de sang. Jésus ayant accompli par son sacrifice final avec effusion de sang pour la purification des péchés, quant à son peuple racheté, il doit toujours venir à Lui et au nom de Jésus-Christ seul en signe de consécration, d’engagement et d’action de grâces.

C’est Christ qui présente à son Père dans le véritable tabernacle ces dons de louanges et d’action de grâces. C’est en faveur de son peuple que Jésus sert continuellement en présentant au Père tous les dons, le culte, l’adoration, le remerciement et le sacrifice des fruits des lèvres en provenance du cœur de son peuple.

 

Hébreux 8.4,5 : N’oublions pas pendant cette étude d’avoir toujours les Hébreux en vue et à qui l’auteur s’adresse en premier « après avoir autrefois …parlé à nos pères par les prophètes ». C’est la raison il évoque notamment Moise pour rappeler l’ancienne alliance. Si le tabernacle existait encore à l’époque de Jésus, il ne serait pas sacrificateur puisque selon la loi il doit être issue de la tribu de Lévi. Jésus n’a jamais revendiqué le droit de servir dans le Temple terrestre.

Notons bien que Christ devient ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle dressé par ses soins en s’attribuant la gloire de devenir le souverain sacrificateur non par lui-même mais il la tient par Celui qui lui a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ». – Hébreux 5.5b

Le sanctuaire terrestre n’était à peine une copie et modèle peu représentatif du céleste dressé par Jésus-Christ comme souverain sacrificateur établi par le Père. Donc aujourd’hui encore, aucun Juif ne peut satisfaire Dieu même si le tabernacle terrestre de Moise puisse exister en y offrant les sacrifices et offrandes. Car le réel et le céleste étant dressé par le Seigneur, les sacrifices et offrandes spirituelles ne peuvent qu’être acceptés s’ils obtiennent le véritable pardon et vraie réconciliation dans la relation en Jésus-Christ non pas sous l’Ancienne mais la Nouvelle Alliance.

 

  1. L’inefficacité de l’ancienne alliance et l’excellence de la nouvelle alliance

 

Hébreux 8.6-13 : dans cette section que nous survolons toujours, il est utile de voir l’auteur reprendre presque mot à mot l’alliance nouvelle décrite par Jérémie dans le chapitre 31.31 à 34. L’auteur des Hébreux est entrain de dire aux juifs d’autrefois comme ceux d’aujourd’hui qu’il suffit de lire leur propre grand prophète Jérémie pour considérer bel et bien que la nouvelle alliance remplace la précédente non pas que cette dernière sot fausse mais elle n’était pas sans défaut.

 

Il existait tant dans ces jours que dans l’époque néo-testamentaire que les ancêtres juifs ont considéré cette nouvelle alliance les menant vers la connaissance intime de Dieu. Paul dit dans sa dernière lettre : « Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure » 2 Tim 1.3b.

Donc la nouvelle alliance comme l’ancienne alliance sont toutes deux établies avec le peuple d’Israël.

 

La place prépondérante de Jésus assise à la droite du Père et le véritable tabernacle qu’il a dressé donne à ce qu’il ait à l’évidence un ministère supérieur à celui antérieur des sacrificateurs. Jésus est le véritable médiateur en tant que grand-prêtre établi par Dieu entre le Père et les hommes.

Ce n’est pas que les sacrificateurs lévitiques étaient de faux médiateurs, puisque l’on admet leur légitimité en tant que travail confié par Dieu aux israélites. C’est en matière d’efficacité, incapables de rapprocher Dieu et les hommes, que leur travail de médiateurs n’était qu’une image et ombre.

 

C’est en cela aussi que la nouvelle alliance devienne plus excellente basée sur des meilleures promesses par le meilleur sacrificateur. Toute alliance sans promesses n’est qu’une cérémonie sans base. Or dans la nouvelle alliance c’est Dieu qui établit ces promesses d’où elles sont meilleures.

 

3.1 La non persévérance dans l’ancienne alliance établie avec Israël, le remplacement de la nouvelle alliance établie avec Israël

 

v.7-13 à LIRE :

 

Parmi les choses que nous devons noter dans ces récits, Dieu n’a jamais établi d’alliance avec un peuple autre que celui d’Israël. Malgré l’exil, la captivité, même sans traces écrites de chaque tribu Dieu a préservé les royaumes divisés du Nord comme le royaume du Sud, Juda. Dieu les connaît et les a préservés au temps du Messie pour établir la Nouvelle alliance. Dieu associe les tribus d’Israël et de Juda en l’indiquant Israël envers qui il établit une nouvelle Alliance comme nous lisons au verset 8 : «  Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël: Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, »

L’alliance établie avec Abraham n’avait aucune condition ni exigence car Dieu a déclaré son intention de bénir Abraham et ses descendants ainsi que toutes les nations par son intermédiaire.

 

Quant à l’alliance avec Moise, Dieu y a associé un nombre important de lois, appelée donc « l’Alliance de la Loi ». Israël avait une condition à remplir pour obéir. Elle a maintes fois failli. Pourtant, Dieu avait dit à cette nation : « vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte » – Exode 19.6.
Donc l’appel de la nation ne dépend pas de sa fidélité intacte ou son obéissance à l’alliance de la Loi puisque le texte à l’étude nous dit « ils n’ont pas persévéré dans mon alliance », mais sa bénédiction en dépendait. Israël n’a nullement perdu sa vocation et son élection : « 28b mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. 29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » Romains 11.28b et 29. Les lois de l’alliance ont été transgressés mais l’alliance en lui-même avec ce peuple ne peut être transgressée puisqu’elle est remplacée par une seconde. Dieu établit une Nouvelle Alliance par le sang de son Fils, issu de la postérité de David. « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là dit le Seigneur ». Aujourd’hui encore beaucoup d’Israélites et Hébreux transgressent et rejettent la nouvelle Alliance perdant les bénédictions à cause de leur désobéissance et incrédulité mais Dieu a déclaré par la bouche de son prophète Jérémie que l’auteur aux Hébreux reprend dans ce passage : « Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple » – 10b

 

3.2 Le contenu de la nouvelle alliance établie avec Israël dans son temps

 

Hébreux 8.10-12 « 10 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. 11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; 12 Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. »

 

Ezéchiel décrira de son côté le contenu de cette alliance nouvelle avec un si grande promesse ; Ézéchiel 36.24-28 « 24 Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays. 25 Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. 28 Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. »

 

Tandis que certains Hébreux de l’église primitive, les apôtres et d’autres juifs d’autres siècle ont joui et jouissent,

aujourd’hui ce sont les païens, non-juifs, qui participent davantage dans cette nouvelle alliance puisque l’ancienne alliance est prête de disparaître. Mais viendra le rétablissement d’Israël où ces paroles de Jérémie, d’Ezéchiel et de l’auteur des Hébreux s’accompliront où selon l’alliance de Dieu à son peuple, tout Israël sera sauvé. L’heure arrive où Israël sera à nouveau greffé sur le tronc du salut de l’Alliance Nouvelle.

 

Romains 11.24- 27 :

« 24 Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier. 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. 26 Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; 27 Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. »

 

Hébreux 8.11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;

 

Cette connaissance intime et personnelle du Dieu d’Israël avec son peuple est celle que Dieu établira avec Israël nationale à travers cette nouvelle alliance.

 

Cette connaissance dont les chrétiens jouissent déjà dans cette alliance est possible du fait qu’elle est non seulement à cause de la Parole de Dieu (la sainte Loi de Dieu) inscrite en nous mais aussi par l’Esprit qui réside en nous.

Non pas une connaissance abstraite de Dieu ou des faits ou évènements à propos de Dieu, au sujet de Dieu, mais cette connaissance s’établit dans la relation et la révélation intime de Dieu de sa nature et de sa volonté.

 

La philosophie dit : « connais-toi toi-même » mais la nouvelle alliance établie par Dieu dit : «tous Me connaîtront ».

Parmi les bienfaits et teneur de cette alliance que le Messie cette connaissance dans la relation avec Dieu est intime et spirituelle.

 

Conclusion :

N’oublions donc jamais ces paroles dans notre texte à l’étude : « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël » que l’auteur inscrit à nouveau dans cette lettre tout en jouissant de ce privilège de l’église intégrée dans le plan de Dieu au temps de cette dispensation de la grâce.

 

Dans l’histoire d’église nous notons tellement de dérives manque d’une étude approfondie et textuelle sur cette alliance établie avec la maison d’Israël.

En étudiant dans cette perspective ayant en vue « la maison d’Israël », nous diminuons le risque de commettre tant d’erreurs d’où l’importance de considérer la lettre aux Hébreux assez souvent dans notre vie individuelle et vie d’église. Que le Seigneur nous aide.


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Hébreux 8_2ème Etude_Session mercredi 12/09/2018

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septembre 26th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : 2 Timothée 1.8-13;
  • Série d’étude de 2 Timothée : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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2 Timothée 1.8-13_2ème étude_dimanche après-midi 09/09/2018


Résumé de l’étude Biblique en groupe :

Introduction :

Poursuivons notre série d’étude de la 2ème lettre à Timothée de Lystre : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » pour la 2ème étude sous le titre comme ci-dessus.

 

Lecture : 2 Timothée 1.8-13

 

  1. Paul, prédicateur et apôtre de l’Evangile

Si nous sommes consolidés dans cette considération de l’apôtre Paul comme un homme choisi pour être gardien de la vérité de Dieu, prédicateur de l’Evangile de Christ et l’apôtre-pasteur-enseignant qui dispense la grande majeure partie des instructions qui constitue la confession de foi chrétienne des juifs et païens, nous pouvons répondre à toutes sortes d’erreurs et déviances contre la Bible, à côté/en périphérique de la Bible ou déviance extrabiblique.

2 Tim 1.11 « C’est pour cet Évangile que j’ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d’instruire les païens »

1.1 Quel est le rapport majeur des chrétiens des différentes nations avec la Bible ? ou Qui a présenté la Bible aux chrétiens ?

« Car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, » – Galates 2.9.

Dès lors que nous oublions d’aborder cette question nous perdrons le vrai sens du christianisme et la prédication chrétienne. Qui a présenté Christ aux nations ? Lire Actes 22.15 et 21

 

1.1.1 Qu’est-ce qu’un « prédicateur » ? c’est une personne qui annonce et proclame comme un héraut un message officiel publiquement au nom d’un mandant placé en autorité qui lui confère le message à annoncer.

1.1.2 Qu’est-ce qu’un « apôtre » ?

« Apostolos » est littéralement celui qui est « envoyé », un messager. Dans le Nouveau Testament ce titre porte le sens d’ambassadeur investi de l’autorité que lui a conférée la personne qu’il représente.

Pour Paul c’est le Seigneur Jésus-Christ qui lui confère le message à proclamer, pour lequel il est ambassadeur.

Généralement ce terme s’applique aux douze que Jésus a choisi (Luc 6.13) et à Paul que Christ a appelé plus tard – 1 Cor 15.7-9

 

1.2 Quels sont les passages dont l’apôtre fait mention de son mandat spirituel notamment vis-à-vis des païens ?

Lire Ephésiens 3.1-11

Lire Galates 2.6-9

 

Dans ces passages nous consolidons que notre foi chrétienne basée sur les instructions de l’apôtre Paul vient bien de Dieu. Puisque c’est Paul qui est établi par Dieu pour nous en tant qu’apôtre des païens. Il est notre apôtre par l’Evangile et la grâce que Dieu lui a confiée.

 

Le fait qu’il soit établi indique son mandat spirituel divin reçu et confirmé au moment même de sa conversion sur la route de Damas.

 

1.3 Qui est l’autre homme qui confirme la vocation de Paul pour son apostolat envers les païens ?

Ananias : Actes 9.15

Le propre témoignage de Paul attestant son mandat est exprimé publiquement dans les degrés vers la forteresse romaine, dans la ville de Jérusalem (Actes 22.3-2)

Une 2nde fois, il l’exprime des années plus tard à Césarée devant le gouverneur romain Festus, le roi Agrippa et son épouse Bérénice : Actes 26.2-23

1.4 Quelle attitude Paul adopte en recevant ce ministère venant de Dieu ?

Actes 20.24 > > contexte à la plage à proximité de Milet lorsqu’il adresse le discours d’adieu aux anciens d’Ephèse : « Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. »

Colossiens 1.24-29 > > v. 25 « C’est d’elle (de l’Eglise) que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu »

Paul renonce à soi-même, c’est par l’église qu’il a été fait ministre – Actes 13.1, 2 – de l’église d’Antioche d’où il a été recommandé et envoyé avec Barnabas.

 

1 Cor 9.16-18 > > Paul ne tire jamais un sujet de gloire du fait qu’il est prédicateur de l’Evangile ; au contraire « il a même souffert tellement de choses à cause de l’Evangile » comme il dit dans notre passage à l’étude de 2 Timothée. Il l’annonce même gratuitement ;

Application : quel exemple d’une telle personnalité inspirante dans un temps où des hommes sont avides d’argent, de recherche de notoriété et dépouille injustement une foule au nom de l’Evangile qui d’ailleurs prêchent un autre évangile.

Dans tout le travail d’annonce de l’Evangile à tous et à tout moment, nous devons nous laisser attirer dans l’imitation de l’apôtre qui lui-même imite Christ – 1 Cor 11.1

Le Seigneur appelle à la route de Damas, cette vocation vient de son Esprit, Il le confirme aux autres par les hommes ; dans le cas de Paul c’était Ananias, Barnabas, Pierre, (2 Pierre 3.15, Galates 1.18, 19), Jacques (Actes 15.13, 22), Jean (Galates 2.9) et l’église d’Antioche (Actes 13.1).

Tous ces passages attestent que par la volonté de Dieu le Père que Paul fut appelé comme apôtre, pasteur-docteur, évangéliste et implanteur d’église par ordre de Dieu et de Jésus-Christ.

C’est un mandat divin qu’il a reçu d’être prédicateur et apôtre. Ce que Paul a prêché et écrit est bien la Parole de Dieu – 1 Thess 2.13

Application : toute sainte vocation adressée par Dieu en vue de l’œuvre de la Parole se confirme aux hommes qui cherchent Dieu. Concentrons-nous au service que Dieu nous appelle accomplissant les bonnes œuvres dont Il nous a préparées d’avance. Il nous a sauvés non à cause de nos œuvres ; mais il nous a sauvés par grâce pour accomplir les bonnes œuvres.

Prions pour comprendre et discerner les choses les meilleures notamment pour nos vocations spécifiques en vue du service pour lequel le Seigneur nous appelle.

 

  1. Paul, l’apôtre communicateur de la grâce : la juste compréhension de la grâce dans la Bible

 

En ces temps et siècles où beaucoup de choses sont dites sur la grâce, j’apprécie beaucoup des mots d’ordre tels : « la Bible, toute la Bible et rien que la Bible ». Il me semble que vous avez un mot d’ordre similaire dans cette église ici même à Lille. Dans 2 Timothée 1.8b-10 nous lisons :

8b Mais souffre avec moi pour l’Évangile, 9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels, 10 et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

Quelle puissante parole. On peut prêcher des heures rien que sur ces phrases.

Il y a un grand nombre de « conception de la grâce » notamment issue des périodes de l’histoire de l’église en temps post-apostolique (après le temps des apôtres) avec des positions opposées l’une de l’autre, plus ou moins proche des Ecritures des apôtres.

Donc il me paraît utile que nous étudiions ensemble non seulement comme réfléchi plus tôt sur l’autorité donnée par Dieu à l’apôtre Paul mais aussi avoir la juste compréhension de la grâce de Dieu selon le prédicateur et l’apôtre Paul de Tarse. Si nous nous mettons dans le même ‘mindset’ ou état d’esprit des chrétiens primitifs, nous serons par là même apte à avoir la juste compréhension de la grâce de Dieu.

Car associer de nouvelles terminologies, risque d’ajouter une telle ou telle autre conception de la grâce de Dieu. C’est là que l’esprit dévie vers des chemins bifurqués. Tandis que si nous considérons l’apôtre des païens et le prédicateur de l’Evangile, beaucoup de choses s’éclaircissent à l’esprit. Plus de 250 fois se trouve le mot « grâce » – plus de 250 fois apparait le mot ‘grâce’ dans la Bible dont 149 fois dans le NT.

A partir du passage à l’étude et d’autres textes, je vous propose quelques questions :

2.1 Par Qui la grâce a été manifestée ?

Elle a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ.

Enlevez de votre équation Jésus-Christ, la notion de la grâce va se perdre dans beaucoup de conceptions intellectuelles, logiques et humaines. Cela provoque des vaines disputes comme dira par ailleurs Paul lui-même dans sa lettre à Timothée (2 Timothée 2.14 « rappelle ces choses, en conjurant de Dieu qu’on évite les disputes de mots, qui ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent »)

2.2 En Qui la grâce est donnée ? 2 Timothée 1.9 – En Jésus-Christ

2.3 A qui et pour qui cette grâce a été confiée ? Ephésiens 3.1,2 : la grâce de Dieu a été confiée à Paul pour les païens. La prédication de l’Evangile par le prédicateur de l’Evangile envers les païens est une grâce de Dieu manifestée. Les païens non plus ne le méritaient pas.

 

2.4 Quid la grâce de Dieu pour son peuple d’Israël ? Lire Romains 11.5-6. Il y a un reste d’Israélites selon l’élection de la grâce. Après tout Paul aussi est un israélite de la postérité d’Abraham, issu de la tribu de Benjamin.

 

2.5 A Qui la grâce a été manifestée ? Tite 2.11 : La réponse de Paul de Tarse à Tite (traduction mot à mot de Paul) « a été manifestée en effet la grâce du Dieu Sauveur pour tous les humains » – – Ἐπεφάνη γὰρ ἡ χάρις τοῦ θεοῦ ἡ σωτήριος πᾶσιν ἀνθρώποις, – Tite 2.11.

 

2.6 Pour quel but la grâce a été manifestée ? Tite 2.12 > Pour vivre selon la sagesse, la justice et la piété cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines.

Puisque la loi ne nous a pas rendus capable de plaire et d’être agréable à Dieu, la grâce de Dieu nous en rend capable – « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes non sous la loi, mais sous la grâce » – Romains 6.14

 

2.7 Par quel moyen avoir accès à cette grâce de Dieu ? Romains 5.1,2 > > « nous avons eu par la foi accès à cette grâce » Croire en Jésus-Christ c’est avoir accès à sa grâce manifestée par l’apparition de Jésus-Christ. Dissocier Christ et la grâce peut mener à une doctrine étrange de la grâce biblique, parfois en faire une doctrine extrabiblique.

N’oublions jamais : nous ne sommes censés comprendre tout le conseil de Dieu révélé à Paul sur la théologie (Actes 20.27) que dans la même mesure que les chrétiens de l’ère du 1er siècle de l’église

-savoir ceux de l’église fondée par le Seigneur et les apôtresont compris.

Vouloir intégrer de nouvelles notions de la grâce comme sur d’autres concepts de la Bible pour former notre pensée théologique est un chemin cérébral et intellectuel glissant, tel une pente.

 

2.8 Comment la bonne nouvelle est qualifiée par l’apôtre Paul ? Actes 20.24: « Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. »

En annonçant donc la bonne nouvelle, nous annonçons la grâce de Dieu qui a voulu que les nations soient réunies dans l’église par et en Son Fils dont l’apparition manifeste sa grâce pour tous les humains.

 

2.9 qu’est-ce la grâce procure pour les croyants ? Le salut – Eph 2.8, 9 – dans la justification, sanctification et glorification.

 

Versets à lire et méditer : 2 Timothée 1.2, 9, 10, Tite 2.11,12 ; 2 Timothée 2.1 ; Romains 5.1,2 ; Ephésiens 3.1, 2 ; Ephésiens 2.8, 9 ; Romains 3.24

Voilà autant de questions (pas du tout exhaustives) que nous pouvons méditer dans nos études personnelles afin de trouver et comprendre la juste notion de la grâce dans la Bible.

Que l’Esprit de Dieu et Sa Parole seule nous guide dans sa compréhension.

La Bible, toute la Bible et rien que la Bible !


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2 Timothée 1.8-13_2ème étude_dimanche après-midi 09/09/2018

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septembre 25th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique : Matthieu 16.28 au 17.9 ;
  • Titre : « sur la montagne de la Transfiguration de Jésus » ;
  • Prédicateur : Jean Holvoet ;

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Matthieu 16.28 au 17.9_Culte dimanche matin 09/09/2018

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septembre 25th, 2018 by ebi radhakrishnan

mercredi 05/09/2018

jeudi 06/09/2018

  • Passage biblique : survol des chapitres de la « lettre aux Hébreux » ;
  • Série d’étude d’Hébreux : « Garant du salut éternel» ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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Survol Introduction Hébreux_1ère étude_Session mercredi 05/09/2018

Survol Introduction Hébreux_1ère étude_Session jeudi 06/09/2018


Résumé de l’étude Biblique :

Introduction :

 

Même s’il choisit son anonymat – plusieurs discussions sont envisagées entre l’apôtre Paul ou Apollos comme auteur fort possible de ce livre – nous savons qu’il s’agit d’un contemporain du jeune pasteur Timothée et que l’auteur ainsi que les destinataires de la lettre connaissent bien ce dernier (Hébreux 13.23). Quoi qu’il en soit, ce document reconnu comme ‘lettre’ pourtant atypique à l’époque gréco-romaine au vu de l’absence de l’auteur et destinataires caractérisant presque toutes les épîtres du Nouveau Testament (la 2ème exception après Hébreux étant 1 Jean). Voici les premiers mots percutants de ces 2 lettres :

Hébreux 1.1 : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils »

1 Jean 1.1 : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie »

 

En lisant ces deux versets, nous apprenons d’une manière frappante et réjouissante que malgré l’absence et omission de l’expéditeur et du destinataire, Dieu parle dans ces lettres. Les pères de l’église ont inclus à juste titre, sous la conduite de l’Esprit, ces lettres dans les canons des Ecritures inspirées. Nous en sommes reconnaissants à Dieu.

 

Nous reconnaissons, entre autres dans nos prochaines pensées et passages à l’étude en survolant Hébreux (notamment chapitre 8-9-10) que l’Esprit de Dieu a pleinement et verbalement inspiré ces 13 chapitres.

 

Voici quelques versets parlant de l’Esprit qui insuffle la pensée de l’écrivain :

Hébreux 9.8 : « Le Saint Esprit montrait par-là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait ».

Hébreux 9.14 : « combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »

Hébreux 3.7, 8a « C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert, »

 

Convaincu que Dieu parle verbalement dans cette lettre, arrêtons-nous un moment sur ces premiers mots de l’épître : Hébreux 1.1a :

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, […] »

Malgré une absence explicite des destinataires, l’auteur exprime par les mots « *parlé à nos pères par les prophètes* » que la lettre s’adresse aux Hébreux. L’église constituée de juifs et des nations tirera de nombreux enseignements importants dans cette lettre adressée en 1er lieu aux Hébreux Israélites. Paul dira dans des termes similaires des Israélites à qui appartiennent l’adoption et la gloire et les alliances et la législation, sacrifices, culte lévitique et les promesses, à qui appartiennent les pères et desquels est issu, selon la chair, le Christ, lui qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen !

 

  1. L’achèvement du plan de salut de Dieu par Christ, le souverain sacrificateur

 

La perfection dans cette épître est fondamentalement le sujet d’accomplissement parfait du plan de salut de Dieu par Christ le souverain prêtre. Dieu souverain, dans son décret a choisi d’accomplir pour la gloire à son seul nom – Père, Fils et Esprit – le plan de salut par le souverain Prêtre, Christ.

 

Confusion à éviter lors de la lecture adressée aux Hébreux et besoin de vigilance dans la compréhension :

 

Quand l’écrivain écrit aux Israélites et Hébreux dans cette lettre ou Paul dans Romains 9, il est dit : Dieu choisit Jacob, puis Aaron et le Messie comme souverain prêtre. Dieu a le droit d’exercer sa miséricorde envers qui il veut – en l’occurrence envers Jacob – pour exécuter son plan de salut et en l’étendant même son plan de salut envers les païens. Oublier ce contexte particulier de la lettre aux Hébreux ou Romains 9 – adressé avec les Israélites à l’esprit dans la pensée de l’écrivain Paul de Tarse, hébreu né des Hébreux comme il se présente – mène à la très mauvaise compréhension et communication de Romains 9 en le confondant dans la fausse compréhension de la souveraineté de Dieu et omettant la volonté de Dieu concernant le salut individuel qui est : « *Dieu veut que tous les hommes soient sauvés* » y compris ceux élevés en autorité comme nous lisons dans 1 Timothée 2.1-6 , à noter : que ces rois élevés en autorité considéraient les chrétiens comme ennemis de l’Etat. Or Dieu veut que même eux soient aussi sauvés.

 

En écrivant donc : « *il fait miséricorde à qui il veut faire miséricorde* » dans Romains 9, l’auteur pense que Dieu a le droit de choisir Jacob, Israël puis les nations pour exécuter promptement son plan de salut. Appliquer ce verset de la souveraineté de Dieu dans la confusion avec le salut individuel des croyants dont Dieu veut mène à terme à l’hérésie (dont le nom de leurs théologiens n’a nul besoin d’être mentionné ici).

Dieu veut-il que tous les hommes périssent sous le jugement de sa colère en excluant volontairement certains individus de son plan de salut ? Loin de là, la réponse de l’apôtre Paul de Tarse adressée à Timothée de Lystre : « *Dieu veut que tous les hommes soient sauvés* ». La réponse de Paul de Tarse à Tite (traduction mot par mot de Paul) : « a été manifestée en effet la grâce du Dieu Sauveur pour tous les humains » – – *Ἐπεφάνη γὰρ ἡ χάρις τοῦ θεοῦ ἡ σωτήριος πᾶσιν ἀνθρώποις*, – Tite 2.11.

 

De même lire la lettre aux Hébreux en omettant de notre esprit les Israélites, les Hébreux ou les Juifs, mène à toutes sortes d’hérésie notamment encore une fois sur la question de salut vers la fausse doctrine « de la perte de salut » (dont le nom de leurs théologiens n’a nul besoin d’être mentionné ici).

 

Contrairement aux idées reçues, c’est dans la lettre des Hébreux que nous lisons les notions uniques tel ‘le salut éternel’ ou ‘un si grand salut’ qui le tout atteste *l’œuvre parfaitement achevée par Dieu à travers Son Fils, prêtre souverain, en vue du plan de salut qu’il exécute pour l’éternité future des hommes pécheurs*.

 

 

Pour commencer cette étude de la lettre des Hébreux, je vous encourage à parcourir tous les versets de la lettre en lien avec le salut accompli par Jésus comme l’auteur le présente :

2.9 Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. 2.10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

 

C’est à cause de la mort qu’il a soufferte et c’est par ses souffrances qu’il devient l’auteur et le prince d’un si grand salut éternel.

 

A titre d’application :

Souvent le monde suit des gens ayant réussi comme Steve Jobs ou Mark Zuckerburg. Mais quand Jésus a appelé les gens à le suivre, il était une figure controversée qui parlait souvent de sa propre souffrance et de la mort à Jérusalem.

« Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit : Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent profondément attristés. » – Matthieu 17.22 & 23.

 

Alors n’oublions pas que nous suivons et que nous adorons celui qui est détesté par le monde, dont la vie a conduit à la croix. Mais la donne ayant changé et qui change tout :

C’est qu’il est aussi ressuscité des morts ! Notre culte et notre vie de disciple paraissent fous aux yeux du monde mais c’est là que réside toute notre force et puissance lorsque nos esprits s’élèvent pour considérer le Prince et l’auteur d’un si grand salut accompli sur la croix.

 

Hébreux 2.10 : « Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. »

 

Les souffrances du Christ est en lui-même une étude dont l’auteur aux Hébreux abordent ici. Christ doit souffrir et ceux qui le suivent doivent aussi souffrir dans la communion avec le Prince de notre salut.

C’est aussi dans un contexte de persécution politique contre eux que ces chrétiens sont amenés à lire attentivement tout ce dont le Fils a souffert pour obtenir un si grand salut éternel.

 

« Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » – Hébreux 12.2

 

« Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, » – Hébreux 5.9

 

  1. Les 2 différentes alliances énoncées dans l’épître – celle de Jésus le Messie et celle de Moise

 

Jésus, sous le titre d’apôtre et souverain sacrificateur de la foi (chapitre 3.1), est supérieur à Aaron, Moise et les prophètes ; puisque c’est lui qui a été établi héritier de toutes choses.

L’auteur des Hébreux démontre méticuleusement, en prenant l’ancienne alliance, combien Jésus est fidèle. L’auteur introduit un nouveau contraste entre celui qui construit une maison qui est plus honoré que la maison elle-même.

Moise et Jésus furent fidèles dans leur service mais Jésus est le fils de la maison même : Lire chapitre 3.1-6

 

3.1 C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, 3.2

Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. 3.3 Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même. 3.4 Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu.

3.5 Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ; 3.6 mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

En évoquant très souvent l’alliance mosaïque, l’un des arguments majeurs de l’auteur aux Hébreux, est que le grand-prêtre lévitique et le sanctuaire terrestre (chapitre 9.1) ne sont que l’ombre temporel qui cède à la nouvelle alliance et au nouveau grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek, que les prophètes de l’AT ont anticipé. En décrivant dans chapitre 8.1-6 avec un contraste dans chapitre 9.1-10, l’auteur évoque l’image ou l’ombre avec la réalité.

Une illustration réductrice : c’est de voir un plan d’itinéraire d’un vol mis sur un écran électronique et le vrai vol effectué à l’échelle planétaire. Le premier est très réduit en taille et perspective tandis que le second est la réalité : l’appareil traverse des dimensions de l’atmosphère à l’échelle bien plus grande que ce plan d’itinéraire mis sur papier ou écran.

 

La réalité étant en Jésus-Christ, notre salut ne se repose pas sur le sang de l’alliance mosaïque mais l’alliance contractée par l’œuvre rédemptrice accomplie par Jésus-Christ. Il s’agit d’un sacrifice offert une fois pour toutes, un salut complet, parfait et éternel.

 

Hébreux 5.1-4, 8, 9 : 1.En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. 2 Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. 3 Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple. 4 Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. […] 8. (Christ) a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, 9 et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

 

Hébreux 9.14 : combien plus le sang de Christ, […], purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes,

 

Hébreux 10.1-4 : 1.En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. 2 Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? 3 Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ; 4 car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

 

Hébreux 7.22-28 : 22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente. 23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents. 24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. 25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. 26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, 27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

 

Conclusion : Dans ces versets nous pouvons noter les différences que l’auteur note entre la 1ère alliance et la 2nde alliance :

 

La 1ère alliance : N’amène pas les assistants à la perfection.

La 2nde alliance : Sauve parfaitement ceux qui s’approchent de lui

 

La 1ère alliance : Les sacrifices sont renouvelés chaque année

La 2nde alliance : Il l’a fait une fois pour toutes

 

La 1ère alliance : tout souverain sacrificateur … doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés […] des hommes sujets à la faiblesse.

La 2nde alliance : Christ a été élevé à la perfection, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.

 

La 1ère alliance : Sacrificateurs non-permanents, temporels, Ils sont assujettis à la mort

La 2nde alliance : Il demeure éternellement, possède un sacerdoce non- transmissible. le Fils, parfait pour l’éternité, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

 

La 1ère alliance : souvenir des péchés renouvelé, impossibilité d’ôter les péchés, conscience coupable (10.3, 4)

La 2nde alliance : conscience purifiée des œuvres mortes par le sang du Christ (9.14)


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Survol Introduction Hébreux_1ère étude_Session mercredi 05/09/2018

Survol Introduction Hébreux_1ère étude_Session jeudi 06/09/2018

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septembre 25th, 2018 by ebi radhakrishnan
  • Passage biblique2 Timothée 1.1-9 ;
  • Série d’étude de 2 Timothée : « Sprint Final – Demeurez fidèles au sein des (dernières) épreuves » ;
  • Pasteur stagiaire : Ebi Radhakrishnan ;

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2 Timothée 1.1-9_1ère étude_Culte dimanche matin 02/09/2018


Résumé du message :

Introduction :

Cette étude peut être fort utile à nous tous dès lors que nous sommes attachés à un croyant en tant que parent, frère, sœur, ami, un conseiller(ère) spirituelle, un pasteur, diacre, un enseignant de la classe de dimanche, voisin, bref tout ce avec qui nous nouons une relation en Christ afin de les motiver dans la marche avec Dieu.
Cette lettre va aider à notre esprit à appréhender et concevoir combien un vieillard qui touche la fin de sa vie continue à ranimer la flamme d’un jeune fils spirituel.

Une parole de motivation, d’encouragement, de restauration, de conseil, de suggestions pour édifier afin de se relever ou relever quelqu’un n’est-il pas un baume au cœur ? Nous avons tous goûté cela quand quelqu’un s’y est attelé.

But de cette étude : tout croyant qui contribue à la maturité d’un autre a besoin de se motiver. Nous avons le besoin de se motiver les uns les autres.

Lecture : 2 Timothée 1.1-9

Plan de l’étude (1, 2 et 3 réflexions à travers cette étude)

  1. Les différentes raisons de motivations d’un père spirituel à son fils bien-aimé

Dans ces premières lignes de l’apôtre Paul à Timothée, nous voyons le cœur bienveillant d’un apôtre même en fin de carrière, entrain de motiver et de raviver la flamme de son fils spirituel.

Etes-vous ce matin un peu dans le découragement, ou dans les larmes, attristé par une épreuve, abattue, déçue par une circonstance, incompris par vos amis ? Alors sachez que vous n’êtes pas seul. Comme Timothée, vous êtes l’un parmi d’autres mais le Seigneur ne veut pas nous laisser dans cet état de cœur.

1.1 la motivation annoncée par la promesse de la vie – v. 1

Souvent dans telle ou telle phase de la vie ce qui manque à nous tous est la motivation. C’est précisément ce dont l’apôtre est bien conscient pour nous l’écrire au crépuscule de sa vie.

Il est dit de notre Seigneur : « IL n’éteint pas le lumignon infime ». – – anecdote épreuve familiale où nous désirions voir un signe de vie dans la région de Montpellier — C’est ce que l’apôtre selon l‘autorité reçue de Jésus le Christ par la volonté de Dieu le Père annonce dès la première phrase de sa lettre « la promesse de la vie » à son enfant bien-aimé Timothée.

Si vous recevez une lettre de promesse d’embauche, de promesse de vente d’un bien ou une promesse d’un père ou mère comme quoi vous allez recevoir votre cadeau tant attendu quel sera l’état de notre cœur. C’est ça l’effet que produit cette lettre personnelle dans le cœur du jeune pasteur Timothée.

Dieu promet la vie éternelle en Jésus-Christ : c’est le message fil conducteur et leit motiv de Paul choisi comme apôtre, messager, envoyé de Dieu pour annoncer une telle promesse de vie. L’apôtre s’approche du jour de son exécution, mais voici un cri de motivation profonde émanant de son cœur : Dieu annonce la promesse de la vie en Jésus-Christ.

Il y a peut-être quelqu’un dans cette assemblée ce matin qui n’a pas encore goûté cette vie promise par Dieu en Jésus Christ. Sachez que ce n’est pas une promesse d’un politique qui s’envole comme la vapeur d’eau suite à une ébullition d’émotions. Il s’agit de Dieu le Fils qui a donné sa vie comme rançon pour mes péchés et tes péchés. Donc que faut-il faire me demanderiez-vous (j’espère) pour recevoir cette promesse de la vie ? Repentez-vous et croyez au Seigneur Jésus-Christ. Dieu a tant aimé le monde, dit la Bible, qu’il a donné Son Fils afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16). Demandez le pardon de vos péchés à Jésus-Christ. Car c’est lui qui a pris sur la croix nos péchés. Il est mort mais IL est vivant : il nous annonce ce matin la promesse de la vie.

 

1.2 la motivation par la salutation, l’intercession et l’affection

 

Paul motive ici son fils spirituel bien-aimé par sa salutation adressée personnellement : que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ (1.2).

Quel puissant encouragement qu’un Père céleste et le Fils de Dieu donnent une telle grâce, miséricorde et la paix que le monde ne peut donner. Jésus a dit « Je vous donnerai la paix que le monde ne peut donner ; que votre cœur ne se trouble point et ne s’alarme point ».

Si vous désirez motiver quelqu’un cette semaine à avancer malgré les épreuves hebdomadaires de la vie, dîtes-lui : « que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de DIEU le Père de Jésus et du Christ notre Seigneur ».

Dans notre église en implantation, nous avons l’habitude de chanter un cantique final en fin de culte :

« Que la grâce de Dieu soit sur toi, pour t’aider à marcher dans Ses voies, Reçois tout son pardon et sa bénédiction, Va en paix, dans la joie, Dans l’amour »

La grâce de Dieu dont Timothée jouit dans la justification, dans le pardon que nous n’avons pas mérité dont Dieu accorde à celui qui a la foi sincère en Christ, est en effet une source pour motiver les chrétiens.

La miséricorde est cette bénédiction de mener une vie de délivrance arrachée de l’état misérable d’un passé vécu dans l’esclavage au péché.

La paix est cette sérénité et quiétude émanant de notre Seigneur Jésus-Christ malgré les adversités et les lots d’épreuves de la vie.

C’est une fois exprimée une telle salutation que l’apôtre Paul parle de sa gratitude à Dieu à cause de son souvenir de Timothée dans toutes ses prières. Est-ce que notre vie de prières est imprégnée de tels souvenirs spécifiques pour un tel ou tel enfant spirituel ? Dans un monde tellement oublieux, dans la génération de zapping, malgré nos agendas chargés d’affaires et dans le travail, c’est un puissant encouragement et motivation de savoir que chacun soit inclus dans les prières d’un tel frère ou sœur en faveur de vous d’une manière régulière. C’est motivant pour avancer.

L’apôtre se rappelle les larmes de Timothée de leur dernière rencontre. Vraisemblablement ce sont des larmes similaires des anciens d’Ephèse dans Actes 20.36-38 lorsque l’apôtre leur signalait qu’il ne verrait plus leur visage. De telles scènes émouvantes démontrent une relation de si grande affection dont l’apôtre développait et motivera Timothée même si très probablement Paul ne verra pas non plus le visage de Timothée à cause de son exécution imminente.

1.3 la motivation par le rappel du service fidèle des prédécesseurs – les ancêtres, Loïs et Eunice

Ce que nous devons nous rappeler ici c’est que notre foi n’est bâtie ni sur une légende ni sur des mythes. La vérité transmise de la Bible va de génération en génération depuis les patriarches jusqu’aux apôtres, historiquement reconnu tant dans l’histoire d’Israël ainsi que dans l’église.

Un autre élément que l’apôtre Paul rappelle ici à Timothée est la fidélité dans le service des prédécesseurs : ses ancêtres ont servi Dieu. Quant à Timothée, il a une grand-mère et mère dont la foi sincère fut trouvée en eux. Lire v.3

Paul, loin de se plaindre, des conditions déplorables et désagréables dans la prison évoque son service – le mot ici « latreuo » indique un culte sacerdotal. Nous lisons à propos de ce service dans sa défense contre les accusations des juifs en Actes 24.14,15 : « 14 Je t’avoue bien que je sers (latreuô) le Dieu de mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, 15 et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes. » et dans Phil 3.3 il indique qui sont les vrais croyants : « car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte – latreuô – par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. »

Donc à chaque fois nous sommes effleurés par des pensées de découragement dans notre marche et service par l’Esprit de Dieu, laissons-nous motiver par nos ancêtres qui ont servi Dieu, par l’apôtre qui rendit un culte par l’Esprit de Dieu. Il inclut, païens comme juifs, en disant « car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte – latreuô – par l’Esprit de Dieu ». Selon ce cœur circoncis, l’apôtre Paul précise sa conscience pure dans ce service. Encore ailleurs il fera appel au témoignage de sa conscience contre les fausses accusations cette fois-ci à Corinthe : « Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu. » – 2 Cor 1.12

Voici donc ce témoignage bien motivant pour nous aujourd’hui venant de nos ancêtres, notre apôtre pour continuer inlassablement à servir Dieu, rendant un culte selon l’Esprit de Dieu. Nous ne devons pas accomplir un culte selon notre méthode humaine mais selon l’Esprit de Dieu.

 

  1. La motivation dans la fidèle transmission de la foi sincère de génération en génération

Ce n’est pas une nouvelle méthode que l’apôtre communique ici en parlant de la grand-mère & mère de Timothée, des ancêtres de l’apôtre mais une méthode que les Israélites connaissaient bien : lire Psaumes 78.3-6

« 3 Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, Ce que nos pères nous ont raconté .4 Nous ne le cacherons point à leurs enfants ; Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, Et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés. 5 Il a établi un témoignage en Jacob, Il a mis une loi en Israël, Et il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants, 6 Pour qu’elle soit connue de la génération future, Des enfants qui naîtraient, Et que, devenus grands, ils en parlent à leurs enfants, »

Nous pouvons dire plus sur ce point mais le temps nous manquera pour la suite. Nous reviendrons dans les semaines à venir sur cet aspect important de transmission qui ne doit être négligé lorsque l’église a pour vocation de former les jeunes disciples et jeunes pasteurs selon la vocation adressée par le Seigneur.

Après avoir évoqué autant de motivation, l’apôtre fait la transition que ces éléments sont des raisons suffisantes pour raviver la flamme du jeune pasteur Timothée.

Foi sincère / la très sainte foi :

2 Tim 1.5: « gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui a habité d’abord chez ta grand-mère Lois et ta mère Eunice, et qui j’en suis persuadé habite aussi en toi » > > > Il est bon de noter l’adjectif que l’auteur sacré mentionne concernant la foi de Timothée, de sa mère et de sa grand-mère >>> « sans feinte, sincère »: « anupocriptou » (en grec) d’où notre mot français « hypocrite » est dérivé >>> ainsi la foi de Timothée, sa mère et grand-mère était une foi pure, sincère et sans hypocrisie.

Cela nous rappelle un autre adjectif que Jude utilise pour qualifier la foi sincère d’un chrétien : « Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, » Jude 20

  1. motivé pour l’Evangile : sans aucune honte même dans la souffrance en prison

3.1 n’aie donc point honte – v.8

Dans cette lettre à la motivation où l’apôtre ranime la flamme du don du jeune pasteur, probablement découragé, attristé et fatigué et affaibli par sa santé fragile l’apôtre le motive de souffrir sans aucune honte pour l’Evangile. Il le répète trois fois dans ce chapitre – v. 8, 12 et 16. Alors qu’il s’apprête pour être exécuté comme un criminel il n’a pas honte de l’Evangile et Onésiphore est un modèle de collaborateur qui n’a pas non plus eu honte des chaînes de Paul.

Est-ce que le fait de ne pas être accepté à l’école, aux universités et au travail à cause de l’Evangile nous démotive ou au contraire nous sommes résolument décidés à dire : « je n’ai pas honte de rendre témoignage du Seigneur crucifié et ressuscité » ; disons-nous à notre entourage sans honte que nous suivons les enseignements des apôtres selon la Bible alors même qu’ils étaient emprisonnés et exécutés comme des criminelles pour avoir prêché Christ ?

Mais souffre avec moi pour l’Évangile. Quelle souffrance serait comparable à celles du Seigneur et son apôtre ? la souffrance de la séparation de ceux qui nous ont été proches, la souffrance d’être mis de côté, la souffrance de moqueries ? « Souffre avec moi pour l’Evangile ». Quelle motivation paradoxale ! mais il ajoute « par la puissance de Dieu ».

3.2 motivation par l’annonce de l’Evangile du salut et la vocation de Dieu selon son dessein – v. 9

Oui en effet c’est bien une motivation puisque ce n’est pas n’importe quelle nouvelle mais la bonne nouvelle de Dieu qui est la puissance de quiconque croit. Le fait de savoir que le Seigneur est encore à l’œuvre en sauvant et adressant une sainte vocation par notre très sainte foi, non à cause de nos mérites ou œuvres, mais selon son dessein et sa grâce donnée en Jésus-Christ. Il précise le temps : elle nous a été donnée en Jésus-Christ bien avant les temps éternels. Nous y reviendrons plus tard.

Conclusion : récapitulons !


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2 Timothée 1.1-9_1ère étude_Culte dimanche matin 02/09/2018

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